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Dark Knight Rises : this is NOT Batman

Ecrit par Mr Honey Bunny le 03 août 2012 • 70 Commentaires    

En 2005 sortait sur les écrans dans une assez grande indifférence Batman Begins de Christopher Nolan. Il faut dire que les productions cinématographiques concernant l'homme chauve-souris dans "l'après Tim Burton" ne mettaient pas le public en confiance. Alors, tel que ce fut le cas pour James Bond, avec un passage de la version kitsch interprété par Pierce Brosnan au beaucoup plus sérieux Daniel Craig, Batman s'est métamorphosé. Fini la Gotham gothique haute en couleurs, place à une ambiance résolument plus froide et dépouillée. Fini les gadgets à tout-va. Fini aussi les répliques cinglantes, limites ridicules, voire pathétiques (pour Batman et Robin). Place au sérieux. (Ironiquement, la tagline du second opus sera "Why so serious ?"... Et effectivement, bonne question Joker !). Il fallait changer la donne... Mais vers quoi ? Je n'étais pas allé voir Batman Begins, c'est dire si mon intérêt était grand. Pourtant, je lisais déjà les comics. A l'époque, les fans n'avaient à la bouche que l'adaptation de Sin City... Et puis, en 2008, il y a eu The Dark Knight. Et là, tout a changé. Nolan est entré dans la cour des grands. Batman a véritablement redoré son blason, la légende était en marche. Plus fort encore : on entendait dire que : "Batman Begins, au fait, c'était pas si mal !". Et donc, voilà qu'à présent la trilogie prend fin. Rideau. De l'avis général, c'est "du bon", "du lourd", voire même "du grandiose"... Non, ne nous arrêtons pas en si bon chemin, j'ai lu aussi que c'était "le meilleur film de super-héros". Une chose est sûre cependant pour moi, limpide, inscrite, indélébile et désespérément vraie : ce n'est pas Batman. Mais alors pas du tout...

Attention : cette critique est avant tout là pour vous divertir. (Sinon que faites-vous sur notre site ? ^^) Ensuite, elle contient des spoilers par lesquels je suis obligé de passer pour appuyer mon propos et sans quoi mon argumentation serait bancale. (elle le sera de toute façon pour certains ! ;) et vous êtes surement déjà nombreux du reste à avoir vu le film) Et enfin, non, je ne souhaite pas recevoir des menaces ou insultes parce que mon avis n'est pas le vôtre, merci d'avance de votre compréhension... Vous pouvez à présent lire la suite. :-)
 

Le mythe sans la mythologie

Batman, c'est quoi ? A la base, un "street level character" pur et dur. Fils d'un milliardaire, il veut venger la mort de ses parents, et, grâce à sa fortune et à un entraînement, il dispose de moyens et de techniques de combat pour vaincre ses adversaires. Ah, aussi, accessoirement... Il a un costume, ou une armure, de chauve-souris, enfin, de super-héros quoi. Voilà. A la limite, c'est le plus "réaliste" des héros. Pas de super-pouvoirs. Non, juste un style inimitable, la grande classe. Il y a un peu de James Bond en lui, de Sherlock Holmes aussi, c'est un grand détective et un aventurier. L'univers du Caped Crusader, c'est du pulp, c'est du polar. Batman, c'est un peu Dick Tracy, mais avec un costume et plus de folklore. (D'ailleurs, il a en commun avec ce héros de BD des années 30' une galerie de méchants tous plus grotesques les uns que les autres) Son univers, c'est une ambiance, une atmosphère si particulière. C'est une ville ahurissante visuellement, qui suinte la folie. C'est gothique. Mais c'est aussi une mythologie qui a ses éléments depuis presque toujours : une Batcave, une Batmobile, un Bat-Signal, un Batplane... Et puis, un manoir, imposant, majestueux, spectaculaire. La mythologie autour du personnage est grandiloquente, hystérique, démesurée, sans limites. Et puis surtout, Batman avant toute chose, c'est un comic, avec ses artistes qui nous explosent les yeux d’émerveillement en créant parfois de véritables fresques, des paysages, des scènes, toutes plus incroyables les unes que les autres. Visuellement, Batman est un vivier de potentiels chefs-d’œuvre graphiques. C'est tout ça Batman.

Et puis, il y a la version de Christopher Nolan.

Simple question : que reste-il de tout ce que je viens de citer et qui fait que "Batman est Batman" ? Quasiment rien. Où est passé le folklore si cher à la franchise ? L'atmosphère ? Bref, où est le fun ? Oubliez l'aspect purement "street level character" dont je parlais précédemment, là, le héros (Christian Bale) devient presque messie. Il est un symbole et une légende, certes, mais il l'est avec une dimension quasi biblique, mystique. Cela ne vient pas de la vision des citoyens, non, il transcende vraiment sa condition humaine. Il renaît de ses cendres. Il n'a pas de super-pouvoirs, mais fait plus fort encore que Superman ! Ses origines, à savoir la mort de ses parents, ne sont plus évoquées. Pas la peine. Non, ici, Bruce est avant tout lié à la "Ligue des Ombres", il est destiné à devenir Batman. Il est l'élu. (tiens, ça me rappelle un truc). D'humain, il devient mystique. Ensuite, si The Dark Knight était résolument un polar bien ficelé, tout cela est terminé avec DKR. Fini l'enquête, le coté détective et la finesse. Dark Knight Rises est plus proche dans l'ambiance d'un 24h Chrono. Et puis donc, parlons de la vision des ennemis et de la mythologie... MINIMALISTE. Oui, voilà le mot qui caractérise au mieux ce qu'en fait Nolan. Bane ? (Tom Hardy) Il est assez musclé, pas non plus un catcheur, mais imposant et porte une sorte de respirateur artificiel sur le visage. Si vous avez un pote un peu costaud, vous pourrez faire votre Nolan à la maison pour pas cher ! Catwoman ? (Anne Hathaway) Elle n'est même pas nommée comme tel durant le film, comme si c'était encore "pas assez sérieux", et son costume réussi l'exploit d'être encore plus "simpliste" que la version pourtant bien cheap de la série télé des années 60' ! Il n'y a guère que Batman au final qui a un costume digne de ce nom. Car oui, le truc aussi avec le réalisateur, c'est que "ce n'est pas le costume qui fait le héros", (On y reviendra plus loin) ce parti pris a dû faire à coup sûr la plus grande joie de l'équipe des costumiers, pas besoin de beaucoup de taff ! Oui, tiens au fait... Où est donc passé le budget conséquent du film ? Dans les effets spéciaux ? Les décors ? Ni l'un, ni l'autre, visiblement. Ceux qui s'attendent à du spectaculaire vont être déçu. Non seulement, on a déjà tout vu dans les trailers (et je dis ça en en ayant vu qu'un seul !), mais en plus, c'est du déjà vu tout court. Je pensais voir évoluer la Batmobile au fil de la trilogie, mais elle a toujours tout du véhicule sorti tout droit d'un GI Joe. Le Batplane, pardon, "The Bat" (encore une fois, "why so serious ?") ressemble à... Hum, non à rien au fait. La Batcave ? Oh, un ordi et une fontaine, j'exagère à peine. Et le Wayne Manor ? Épuré au possible, réduit à un couloir qui donne l'impression que même chez nous, c'est un peu chez Bruce.

Bref, l'ensemble est froid, sans âme. Un peu de rêve, bordel ! Je parlais de la démesure qu'offre les comics, et avec les moyens techniques actuels, la folie de l'Imax et les films en 3D, le cinéma est vraiment l'occasion de faire honneur au support papier... Et l'on a ça. Par "ça", j’entends un film qui reprend une franchise d'une richesse visuelle absolue et qui offre tous les excès, pour en faire un long métrage à la pâte visuelle banale, dénouée de toute folie. Mais pourquoi, diantre, pourquoi ??! Pour exemple, on a là un film dont la grande bataille finale résume la ville de Gotham à une pauvre rue où se battent des gens... C'est d'un triste. Et l'on a eu Avengers il y a peu. La comparaison pour qui vient au cinéma pour en prendre pleins les yeux fait mal. Sinon, je le demande : quel intérêt ? Pourquoi faire une telle œuvre, raconter cette histoire sur ce support s'il on ne l'exploite pas ? DKR aurait pu très bien passer en comics, mais là, le choix du médium cinéma ne s'explique pas vraiment pour une telle franchise. Je le répète, Batman, c'est un univers qui tend à la démesure et au spectaculaire, rien n'est soft ou minimaliste, c'est des gargouilles ridiculement gigantesques qui portent des buildings. Et là ? Le vide. C'est comme choisir de cacher un tableau de maître plutôt que de trouver un emplacement où l'exposer, le mettre en valeur. C'est comme décider de bricoler une F1 afin de rouler à 50km. On a donné Batman à Nolan, et il l'a dépouillé de sa mythologie, de son charme, de son aspect féerique tout en gardant un aspect mythique, mais nous verrons plus loin qu'il n'est en rien propre à Batman justement.

Le comics a l'ambiance propre à Batman (encore heureux), le dessin animé des années 90', c'est du Batman pur et dur. Le jeu vidéo Arkham City, c'est absolument Batman. Il y a des codes à respecter. Travailler sur un personnage, c'est comme une recette de cuisine : à l'heure des émissions culinaires, on demande souvent de "revisiter des plats". Lorsque le candidat a le malheur d'omettre un aliment qui figure à la base dans la recette du dit plat, il se fait réprimander par les chefs : "il y a des marqueurs à respecter". Pas de Banana Split sans banane. Par contre, un peu de folie, oui. Que le dessert ne ressemble plus à un Banana Split, mais qu'on en retrouve le goût et les ingrédients, oui. Eh bien, c''est pareil lorsqu'on décide de s'attaquer à Batman : pas de Batman sans Gotham (j’entends par là une vraie Gotham), pas de Batman sans Batcave, etc. Et surtout, surtout, un peu de folie, de rêve, de lyrisme ! On est au cinéma ! Il y a un grand écran, on est là pour rêver, pas pour voir des choses communes. Pour un film français qui se borne à faire parler des gens dans une pièce pendant 1h30, oui (mais je ne vois pas l’intérêt perso de me déplacer au cinéma pour ça...), mais choisir de "revisiter" le mythe de Batman et plus de 75 ans d'aventures extraordinaires pour en donner un résultat si pauvre, si triste, si IMPERSONNEL visuellement parlant, non. Pitié, non.

Batman ou Nolan ? Telle est la question

Qu'est ce qui vient en premier ? L’œuf ou la poule ? Ou pour reprendre une référence comics : "l'araignée ou les pouvoirs ?" Je parle ici d'une saga de Spider-Man par JMS, où un certain Ezekiel laissait entendre que, peut-être, les origines de Spider-Man serait de nature mystique, l'araignée serait envoyée par "quelque chose de plus grand" et Peter destiné à avoir des pouvoirs. Eh bien à l'époque, cela avait créé un véritable scandale auprès des fans, ne voulant pas entendre parler du fait que leur héros pourrait avoir des origines plus mystiques que scientifiques. Seulement voilà, alors même que JMS ne disait pas les choses clairement et laissait cela à la discrétion du lecteur, un certain Morrison, en revanche a, depuis quelques années, pris une direction similaire sur Batman. D'un personnage urbain, encré parmi les hommes, il devient une créature mystique, fruit d'une sombre machination d'un ancêtre, il était destiné à devenir le justicier.  Ce n'est plus un choix, c'est le destin. Ce n'est plus le hasard, c'est inéluctable. Mais le plus étonnant peut être... Les fans adorent et en redemandent ! Ce qui avait été plutôt un tollé général pour tête de toile est une réussite pour Batman qui explose en popularité ! Allez comprendre... Du coup, effectivement, Nolan aurait eu tort probablement de se priver et d'éluder cette dimension. Dommage cependant car, hormis pour le second film, la boucle est bouclée par une approche très messianique, bien loin du justicier de la rue qui devrait normalement prendre le pas sur le coté mystique. Pour autant, il ne faut pas oublier qu'un personnage et son univers de plus de 75 ans d'histoires, c'est un tout, c'est le résultat d'une longue évolution dont il faut savoir tirer la quintessence pour en exploiter le maximum, faire le juste dosage de tout ce qui constitue l'identité du personnage.

Je citais James Bond plus haut... Le personnage est en effet bien représentatif de la tendance actuelle au cinéma, qui consiste à en faire moins sous prétexte "qu'il faut revenir aux sources", "être plus réaliste" et "encré dans le monde d’aujourd’hui". Tout cela au détriment d'un brun de folie, d'un peu d’exubérance, au nom du sacro-saint parti pris du réalisateur qui, pensant livrer une interprétation personnelle d'un mythe, pond une œuvre qui en perd l' identité. James Bond justement, c'était avant que Daniel Craig ne l'incarne ce que je qualifierais de véritable "bouillon de pop culture". Il n'était plus seulement ce héros de roman créé jadis par Ian Fleming, il était devenu bien plus que cela. Depuis les années 60's, il avait évolué sur le grand écran, il n'était plus seulement un agent secret, surdoué au combat et tombeur, mais possédait une tonne de gadgets, avait un humour so british et un coté kitsch totalement assumé. Ce n'était certes pas le cas aux origines, mais le fruit d'une longue évolution, brassage de diverses visions de scénaristes et réalisateurs, et surtout de la façon dont le public le voyait et l'avait fait siens. En effet, un personnage, quel qu'il soit, appartient aussi bien au réalisateur ou à l'artiste qui va présider à sa destinée qu'au spectateur ou lecteur qui va le suivre et tout autant "le faire vivre". Au final, que James Bond, aux origines, soit totalement différent du personnage qu'il est devenu après 40 années de cinéma, est-ce même important de le savoir ? Les gens ont appris à l’apprécier comme cela, avec des codes qui n'étaient pas là à la base, mais qui sont venus se greffer petit à petit. Revenir aux sources ? Donnez donc un flingue à Batman pour tuer ses ennemis, car au départ, c'était ça ! Mais, à la limite, nous ne devrions même pas le savoir, car ce qui est important n'est pas ce qu'il était il y a plus de 75 ans, mais ce qu'il est devenu. Une icône de la pop culture, avec toutes ces petites choses qui font son charme et le rendent reconnaissable au premier coup d’œil. Je le jure : si en 2005, on m'avait présenté les premières minutes de Batman Begins en changeant le nom des protagonistes, je ne pense pas que j'aurais trouvé d’emblée de quoi il s'agissait !

Pour revenir à la vision de Nolan, prenons le cas de Burton à titre de comparaison et voyons ce qui, selon moi, est une grosse différence : Burton a laissé son empreinte sur Batman, mais tout en servant le personnage, Nolan lui s'est servi du personnage pour laisser son empreinte dans le monde du cinéma. Il n'y a qu'à voir l'influence énorme de Burton sur la mythologie : si nous avons eu l'animé des années 90's, c'est clairement grâce au travail de Tim Burton sur le héros. Arkham City découle directement de cette "mouvance", l'ambiance y est totalement burtonienne. Mieux, les comics des années 90's, avec des artistes comme Kelley Jones, ont évolué dans cet esprit avec une Gotham City gothique et infernale. Aujourd'hui encore, la majeure partie des comics font la part belle à cette vision de la ville du chevalier noir. Cette atmosphère n'est pas non plus arrivée avec Burton, elle était déjà là, mais il l'a transcendé. De plus, le réalisateur n'avait pas besoin de cette franchise pour devenir une référence, du reste, dans nos vertes contrées par exemple, le premier Batman fut loin de déchaîner les passions. Mais il a livré tout un héritage à l'univers déjà riche de l'homme chauve-souris. Nolan, c'est une autre histoire. Il n'apporte rien de "nouveau", au contraire, il épure, et choisit de prendre comme référence le "Year One" de Frank Miller, donc une histoire datant même d'avant la "révolution Burtonienne". Certes, c'est un choix artistique, ok, mais c'est balayer aussi toute une évolution qui s'est faite depuis. Il aurait été à mon sens préférable d'avoir un juste milieu, un peu ce que propose Snyder dans les comics en ce moment, mêlant histoires aux contextes actuels, mais dans un cadre clairement identifiable au premier regard. Nolan a fait ensuite un mixe de diverses histoires à succès des comics Batman (on peut citer Un Long Halloween, Knightfall, No Man's Land), mais tout en leur enlevant cette identité graphique et en les dépouillant de ce qui fait que "Batman est Batman". Par exemple, prenez The Dark Knight et enlevez les costumes (à part pour Two Face, qui pour moi est le seul personnage "non humain" vraiment fidèle aux comics), et vous obtenez un bon polar qui se suffit à lui-même. On sait qu'on regarde un Batman parce que, effectivement, un mec se balade en armure de chauve-souris, et un autre arbore un maquillage grossier rappelant les traits du Joker. Mais ce Joker là d'ailleurs, au lieu d'être à la fois drôle et flippant, est surtout flippant... En bref, Nolan, en se servant dans les grandes sagas et la riche histoire du justicier, fait ses propres histoires, mais il en ressort plus que c'est "du Nolan" que "du Batman". Et la nuance est dérangeante, car pour moi, il est plus honorifique de donner sa vision d'un personnage et éventuellement y laisser son empreinte, plutôt que de le prendre, refuser des pans entiers de sa mythologie, rejeter quantité de facteurs, et s'en servir à sa gloire personnelle en ne lui laissant pas grand chose. Car oui, si Burton a laissé jadis tout un héritage à Batman et son univers, que lui a laissé Nolan ? C'est plutôt Batman qui a ouvert des portes au réalisateur dans ce cas.

Bon casting, mauvais cosplays

Mais revenons donc à ce fameux Dark Knight Rises, et intéressons-nous à l’impressionnante galerie d'acteurs et aux personnages qu'ils incarnent. A première vue, certes, passer après Heath Ledger et son incarnation du Joker (discutable selon moi du coup, mais passons) n'avait rien de facile. L'annonce de Bane, méchant méconnu du grand public, et relativement peu apprécié des fans, car rappelant une période "cheap" des années 90's aux events à rallonges, n'allait pas arranger les choses. Pourtant, même avec un look assez minimaliste, dans les premières minutes, on y croit. La voix modifiée de l'acteur Tom Hardy (en VO... Malheureusement, la VF lui donne une voix plus "classique"), qui ne colle pas du tout avec son physique, rend l'individu très inquiétant. Aussi, l'entrée en matière laisse entrevoir un être complètement fou et surtout froid, imperméable à toute compassion. Il conserve cette aura pendant la moitié du film, et puis tout s'écroule. De méchant glacial et insaisissable, il devient l'archétype du terroriste au discours d'une banalité affligeante. Ah, et aussi, comme le Joker : il veut le chaos. Soit, c'est un métier. "Pourquoi tu te lèves le matin ?" "Pour faire le chaos !". Quelle belle occupation. Car il faut comprendre que derrière tout ça, il y a toute une réflexion philosophique... Ou pas. On y reviendra plus bas. Dommage, car on tenait le bon bout, et j'ai apprécié la prestation jusqu'à la mi-temps, sans mauvais jeu de mots, car tout s'écroule à la scène du stade.  Ensuite, il y a Anne Hathaway dans le "rôle" de Catwoman, ou plutôt du "Cat Burglar" comme on la nomme dans ce film. Le truc c'est que, non seulement le costume se résume à une tenue moulante et un petit masque, mais surtout jouer Selina Kyle se borne au rôle de la cambrioleuse de choc... Ok, mais ce personnage existe dans pleins d'histoires hors univers du Caped Crusader. Le personnage manque cruellement d'épaisseur. Pour connaitre son histoire réelle et ses origines, il faudra faire preuve d’imagination. Mais on dirait plus justement une James Bond Girl, dans le jeux "du chat et de la souris", que la vraie Catwoman. Surtout avec les gags "je t'aime, moi non plus". Et puis, c'est pas comme s'ils se croisaient souvent... Bruce doit la croiser deux fois, puis elle livre carrément Batman à Bane. En d'autres termes, elle l’envoie à la mort. Et il y a ensuite cette scène tout bonnement hallucinante où ce dernier revient de l'enfer avec un sourire en coin, et une déclaration pour Selina du type : "Heh, mignonne ! Tu te souviens de moi ?? On était dans le même camping l'an passé !!". C'est vraiment l'impression que ça donne, et hop, oublié la traîtresse. C'est le grand amour, c'est comme ça. Romeo et Juliette s'aiment, point. Batman et Catwoman aussi. Et puis, évoquons du coup l'autre grand amour de Batman, ou plutôt devrais-je dire de Bruce : Miranda, interprétée par Marion Cotillard. Alors, la comparaison avec James Bond est encore une fois on ne peut mieux choisie : c'est le schéma classique des deux nanas, celle qui paraît être la méchante est au fait super sympa (ou tout du moins, on va tout lui pardonner, allez) et celle qui semble sympa durant tout le film est au fait la méchante... Oh, que de surprises dit donc ! A ce sujet, la "mort" de Marion Cotillard restera parmi les meilleures prestations qu'il m'aient été donnés de voir au cinéma ! Parmi le "supporting cast", on retrouve bien sûr Gary Oldman dans le rôle du commissaire Gordon. De ce coté, on sait que le personnage sera au niveau, idem pour Morgan Freeman et Michael Caine dans leurs interprétations respectives de Fox et Alfred. Néanmoins, ce dernier disparaît en plein milieu du film et du coup, manque un peu la fête. Non, la vraie surprise, c'est Joseph Gordon-Levitt, protégé de Nolan lui aussi, qui joue le "jeune prodige", Blake. Qui ça ?! Oui, eh bien l'on devine vite où tout ça va aller, pour autant, c'est bien amené et efficace. Maintenant, le gros souci, c'est que Nolan n'aime visiblement pas les costumes, et c'est d'ailleurs l'un des gros messages du film : "ce n'est pas le costume qui fait le héros". Donc, il ne faut pas s'étonner si tous se résument au strict minimum, et surtout si la vedette, Christian Bale, doit apparaître en tenue de Batman  environ 40 minutes à tout casser sur 2h30 de film...

Batman version Nolan : héros impersonnel

Le costume, ce n'est pas l'important. L'important, c'est le message. L'important, c'est le symbole. On est un héros ou un vilain, bon ou méchant, pas par notre look, mais par nos actes. Au début, Bane déclare "qu'on a commencé à parler de lui depuis qu'il a revêtu  le masque", sauf que l'on s’aperçoit vite que tout ça est superflu, que ce n'est pas ce que les gens retiennent. D'ailleurs, les gens ont une vision bien à eux des individus, qui va au delà de toutes considérations physiques.  La légende de Bane commence bien avant qu'il ne "devienne Bane", elle commence dans ce puits, alors même qu'il "n'a pas de visage". Quoi de plus efficace que d'être redouté sans avoir à se montrer ? Il sera toujours plus effrayant d'imaginer la bête et de laisser libre court à ses fantasmes que de la voir pour s'apercevoir qu'il y a un humain derrière le masque. Du coup, Nolan préfère ne pas trop montrer Bruce sous le costume, car l'important se trouve peut être dans les actes de Bruce Wayne, et non de Batman.

Seulement voilà, le film pousse cette logique tellement loin... Qu'au final l'histoire est bien une histoire de super-héros, mais pourrait s'appliquer à n'importe lequel sans qu'il ait quelconque lien avec Batman !!

Certes, on retrouve dans ce scénario des "indices", des "références", qui nous indiquent qu'il s'agirait bien d'une histoire de l'homme chauve-souris, puisque Nolan s'inspire de divers arcs narratifs issues des comics... Néanmoins, nous aurions pu avoir la même histoire transposée à un autre héros ou personnage tant le propos ne s'applique pas du tout exclusivement à Batman, bien au contraire, le résultat a des apparences de pot pourri cinématographique. Je vais encore y revenir, mais décidément, le coté James Bond est très prononcé : que ce soit dans les scènes de flirt entre Selina et Bruce (le gag de la voiture après la réception... Me demande même s'il n'y avait pas le même dans l'un de ceux avec Pierce Brosnan) ou encore Fox qui se la joue carrément "Q" avec son : "Mr Wayne, laissez moi vous présentez mes nouvelles inventions !". Je me fais des idées ? Pas sûr lorsqu'en plus on sait que Christopher Nolan a fait état récemment de son grand désir de réaliser les futurs James Bond ! Le grand dessein de Bane fait lui penser à la fois à un Die Hard ou à la série 24h chrono pour certaines phases. Et puis, on pourrait même voir un peu de Star Wars là-dedans avec un Bruce Wayne défait qui doit subir un entraînement particulier chez "maître Yoda" pour revenir péter la gueule au grand méchant à la fin et ses airs de Darth Vader. On a là divers morceaux de films avec lesquels on passe d'une ambiance à une autre, mais tout ça sonne faux, ou en tout cas dans le sens où ça sonne comme beaucoup de choses, mais pas du Batman. Et, reste en plus les ficelles scénaristiques faciles et éculées...

Le plan machiavélique de Bane justement... Pourquoi diable une bombe ?! Franchement, on pourrait trouver mieux que ça. Limite, Bane n'en avait pas besoin : il avait déjà réussi son plan !! Il avait fait régner le chaos à Gotham. En cela, laisser la ville à son propre désespoir sans que Batman ne puisse intervenir, c'est une punition bien pire que de la raser. Bane pouvait parader et vraiment remuer le couteau dans la plaie. Un peu plus de finesse en somme. Qu'est ce qui est le plus insupportable ? Se faire voler un bien par son ennemi et que ce dernier le détruise, donc ne puisse pas en jouir non plus, ou bien de le voir en profiter à sa guise sans pouvoir intervenir ? La seconde situation m’apparaît bien plus perfide que la première. Aussi, un twist intéressant aurait été qu'au final : il n'y avait pas de bombe. En gros, un grand coup de bluff psychologique, appuyant les propos de l'auteur sur la puissance des symboles, des légendes et des rumeurs d'exploits que l'on prête à des êtres hors du commun. Une sorte de guerre froide à Gotham. Eh bien, au lieu de ça, les jeux d'esprits auxquels nous avions eu droit dans The Dark Knight font place à un scénario super éculé du terroriste avec sa grosse bombe qui menace d'exploser... Oh bah, c'est original dit donc. Au rayon des choses prévisibles, il y avait le plot concernant le détonateur. Je me suis dit : "avec un peu de chance, le détonateur se trouve au fait dans le masque de Bane et il va bien la faire à l'envers à Batman lorsque ce dernier, en tapant comme un dingue dessus, aura condamné Gotham". Non, la personne au détonateur est tout autre... Mais alors, au secours. On a le droit au discours du méchant qui se révèle et raconte son plan machiavélique avant d'appuyer sur le bouton. Bref, plus parodique, tu meurs. Et cette fin... Tout était dans le titre depuis le début, ça fait des mois que je le dis. On m'a souvent rétorqué : "mais non, c'est impossible que ça se passe comme ça, ça n'aurait pas de sens". Ahem. Comment se termine la trilogie Matrix déjà ? Ah oui. C'est comme ça qu'un héros généralement devient une légende. Enfin bref, tout sauf bluffant ou surprenant. En tout cas, pas pour moi. Et des ficelles supers grosses, il y en a pléiade dans DKR, comme cette scène où Alfred insiste lourdement sur le fait qu'il imaginait voir Bruce à la terrasse d'un café un beau jour alors que ce dernier avait disparu depuis quelques temps... On devine vite pourquoi il nous raconte tout ça.

Au final, DKR est un film que Nolan aurait pu limite raconter sans avoir recours à l'univers de Batman. Les situations et personnages sont dépouillés pour la plupart de ce qui fait d'un Batman un Batman. Et le plus belle exemple reste donc l'utilisation de Robin... La seule chose qui nous rappelle qu'on est sensé assister à du Batman, c'est lorsque ce dernier arrive en costume, mais au delà de ça, il s'agit résolument plus d'un Nolan que d'un Batman.

L'apologie du Bien/Rien

Il y a dans la trilogie de Nolan une sorte de logique qui veut que ce soit le fond qui l'emporte sur la forme, la démarche qui prime sur la technique. Nolan est à Burton sur Batman ce que serait l'art moderne de Picasso par apport à l'art d'un Géricault. J'entends par là qu'un Avengers, visuellement, c'est un peu le Radeau de la Méduse face aux Demoiselles d'Avignon. On pourra donc arguer que : "Si je n'ai pas aimé la trilogie de Nolan, c'est que je ne l'ai tout simplement pas compris" . En cela, il est donc bien simple de balayer toute argumentation, pour peu que l'on s'y connaisse en cinéma et surtout au sujet de l’œuvre du réalisateur. Sauf que, justement, le cinéma, comme une peinture, ne devrait-il pas être accessible à tous ? Si le réalisateur fait bien son travail, il ne devrait pas y avoir de problème de ce coté là. Aussi, je pense justement que chacun est à même d'apprécier un film pour ce qu'il est sans avoir fait des études cinématographiques. Du reste, il est aussi surprenant de constater que, souvent, ceux qui ont apprécié le film, et la trilogie dans son ensemble, parlent plus de "bon Nolan", que de "bon Batman". Et eux comprennent aussi mieux ce qu'il faudrait voir dans le film que le "novice" que je suis... Ce qui tenterait totalement à prouver ma réflexion : si je n'ai pas les clefs pour comprendre "l'art de Nolan", mais qu'en revanche je suis incollable sur Batman, cela voudrait peut-être dire qu'effectivement, Batman n'est pas le sujet ! Aussi, et c'est mon opinion, je trouve dommage que le cinéma, qui offre la possibilité de claques visuelles colossales, soit un art qui, comme la peinture ou la sculpture, se retrouve peu à peu sous le joug d'une certaine "pseudo intellectualisation", le rendant plus fade, froid et impersonnel. Lorsque Nolan fait Inception, il le fait comme bon lui semble, c'est son projet. Aurais-je aimé plus de folie dans ce film ? Peut-être, mais il y avait à la fois une démarche et un cachet visuel. En revanche, prendre une franchise et l'épurer sous couvert d'une démarche où la réflexion prime sur la forme, je trouve ça dommage. Voire dérangeant. Lorsque Koons expose ses "œuvres" à Versailles, pourquoi en parle t-on ? En parlerions-nous si elles étaient exposées dans un gymnase ? C'est le lieux qui fait la différence et est intéressant (ou pas) dans la démarche. Nolan a déplacé Batman, il l'a sorti de son contexte. Mais en faisant cela, peut-être sans le vouloir vraiment, l'a coupé de ce qui le définissait véritablement. Pour une adaptation de comics, je trouve cette démarche inadaptée.

Et puis, il y a tout ce coté enfin que je qualifierais grossièrement de "masturbation faussement intellectuelle". Le plus bel exemple est la lettre de Gordon sur laquelle Bane met la main. En effet, dans un contexte qui se veut "réaliste", les gens se ficheraient bien de ces considérations philosophiques, ou de savoir si on leur aurait menti sur Harvey Dent lorsqu'un fou dangereux menace de raser la ville en un claquement de doigt.

Conclusion

Avec Dark Knight Rises, Nolan mène sa réflexion jusqu'au bout mais, en démontrant que le costume ne fait pas le héros, épure totalement l'univers de Batman pour le rendre impersonnel et sans âme. Bien loin de The Dark Knight, ce troisième film livre une vision du super-héros qui pourrait s'appliquer à chacun d'eux et semble se constituer de diverses choses sans rapport avec la mythologie du personnage. Si à la fin du film, les gens de Gotham semblent avoir trouvé leur héros, moi, en fin de séance, je n'ai malheureusement pas vu un Batman.

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70 Comments

  1. Julien Lordinator via Facebook on 03 août 12, 9:24

    Entièrement d’accord ! Franchement, mots pour mots ce que j’ai pensé du film, chapeau. Je me souviens m’avoir dit en sortant de la séance : « Ce que je viens de voir, c’est tout, sauf du Batman… » et je pensais être le seul à avoir pensé ça, je suis rassuré de savoir que non.

    • Mr Honey Bunny on 04 août 12, 10:11

      Non, rassure toi… J’ai lu ici et là d’autres commentaires partageant cet avis ! ;-)

      Et merci d’apprécier le travail ! ^^

  2. Jérôme Kiwi-Kid via Facebook on 03 août 12, 9:37

    Bah, si tu écoutes le podcast, on est au moins trois dans ce cas. ^^

  3. Kevin Enhart via Facebook on 03 août 12, 9:48

    Ben l’auteur n’a pas compris grand-chose à la trilogie, visiblement… Je suis toujours ouvert à la critique, mais là c’est un poil too much. Plus intelligent, plus sombre, plus charismatique et même… ben… plus Batman que celui de Burton.

    • Mr Honey Bunny on 04 août 12, 10:15

      Comme je dis : s’il suffit d’un « il n’a pas compris » pour donner tort à toute argumentation, alors laisse moi te dire que si je n’ai pas compris Nolan, toi tu n’as pas compris ma critique visiblement ! ;-)

      Au delà de ça, je donne des arguments (ahem, vu le pavé, j’espère), alors est ce que tu pourrais étayer les tiens un peu plutôt que de les servir comme faits établis ??

  4. A quel Batman fait-on référence, par rapport aux auteurs et « versions » qui se sont succédés depuis ces dizaines d’années ?

    • Mr Honey Bunny on 04 août 12, 10:20

      A qui poses tu la question ?

      Si c’est par apport à Nolan… J’ai envie de te dire « aucun » Batman. Car pour moi, ce n’est pas Batman dans DKR.

      Par contre, si tu fais allusion à mon article, j’aurais voulu voir dans DKR un Batman tel que je le défini au début, et tel qu’il devrait être, et c’est celui que je retrouve à chaque fois dans les pages des comics.

  5. Jérôme Kiwi-Kid via Facebook on 03 août 12, 9:56

    Alors, par contre n’ayant eu le temps que de survoler l’article pour l’instant, je vous encourage à directement poster vos questions sur le site. Vu que l’auteur de l’article, Bunny, n’est pas sur Facebook, il y verra vos remarques/questions et y répondra là-bas. ;-)

  6. Julien Lordinator via Facebook on 03 août 12, 10:03

    Le premier comic que j’ai lus était un comic de Batman (les Géants des Super-Héros numéro 1 chez Artima, que j’ai toujours d’ailleurs ^^), et j’ai continué à apprécier et suivre le personnage depuis. Mais a aucun moment en voyant TDKR, je n’ai eu l’impression de voir un film sur Batman, tout le contraire des deux Burton dans lesquels ont sentait clairement la passion et le respect de l’oeuvre originale. Je me souvient avoir même confié à un ami après la séance que TDKR m’avait fait l’effet d’un film « prétentieux », Nolan a fait du Nolan, et c’est fait plaisir en se servant de la licence Batman. Je sait que ça fait un peu avis de « vieux con élitiste », mais c’est très honnêtement ce que j’ai pensé, la trilogie de Nolan s’adresse à ceux qui veulent un Batman « Dark et réaliste » (et donc ne connaissent pas foncièrement le matériel original) ce qui est, comme dit dans la critique ci-dessus, aux antipodes de ce qu’est vraiment Batman depuis 75 ans.
    Comme je l’ai dit sur ma page FB : « TDKR est un bon film de super-héros, basique et efficace, mais un mauvais Batman… ».

    • Mr Honey Bunny on 04 août 12, 10:22

      AMEN.

  7. Kevin Enhart via Facebook on 03 août 12, 10:05

    Pourtant, Batman en comics est plus proche de Nolan que de Burton, qui se contentait de faire du Burton (rappelons que le premier était une commande que Burton a failli ne pas reconnaître). En réalité, Nolan a même particulièrement poussé la psycho de Batman, l’a rendu borderline, bien plus proche de ce qu’il était chez Franck Miller qu’autre chose. On est loin des films de héros pour ados boutonneux, du coup.

    • Mr Honey Bunny on 04 août 12, 10:30

      « Pourtant, Batman en comics est plus proche de Nolan que de Burton »

      Pourrais tu développer un peu car je pourrais tout aussi bien dire : « non ».

      « qui se contentait de faire du Burton »

      Comme Nolan qui fait du Nolan ? ;-)

      « En réalité, Nolan a même particulièrement poussé la psycho de Batman, l’a rendu borderline, bien plus proche de ce qu’il était chez Franck Miller qu’autre chose. On est loin des films de héros pour ados boutonneux, du coup. »

      Frank Miller n’a pas écrit 0,5% des aventures de Batman au final… Le personnage ne se résume pas à la vision d’un auteur, c’est un tout.
      Après, s’il on prend seulement la vision d’un auteur, en « poussant » en plus certaines caractéristiques du personnage… On arrive parfois un un résultat, comme c’est le cas ici, loin, très loin de ce qu’est justement le personnage !
      Eh bon, si on part aussi du principe qu’Avengers c’est pour ados boutonneux… Ca va être dur de débattre.
      Evidemment, c’est tout autre chose. A commencer par quelque chose de plus « fun » en ce qui me concerne, c’est mon coté « ado boutonneux » de presque 30 ans ! lol

  8. Jérôme Kiwi-Kid via Facebook on 03 août 12, 10:07

    @ Julien Lordinator: C’est ce que je disais dans le Café Comics: le film est sympa, mais tu mets James Bond à la place de Batman et ça marche parfaitement. Avec Batman, non, ce n’est pas vraiment ça… :/

  9. Julien Lordinator via Facebook on 03 août 12, 10:20

    Plus proche de la vision de Miller ? Peut être, mais la vision de Miller n’est qu’une vision du personnage, elle même très « borderline » pour reprendre ton terme et ne s’étale que sûr 4 histoires : The Dark Knight Return, Year One, Strike Again et (Gloups…) All Star Batman. C’est peu vu le passif éditoriale du personnage et honnêtement pour avoir relus souvent les histoires de tonton Miller, je n’ai pas vraiment retrouvé cette vision dans les films de Nolan, hormis peut être la référence évidente à Year One dans Begins.
    Certes Burton faisait du Burton avec ces films, mais le style de Burton était justement adapté à un personnage comme Batman : A la fois sombre et glauque mais avec ce grain de folie surréaliste et nécessaire. Trop de sérieux tue le sérieux, pour moi TDKR en est le parfait exemple.

  10. Kevin Enhart via Facebook on 03 août 12, 10:25

    Après, c’est sans doute les goûts et les couleurs. Personnellement j’ai trouvé là le Batman dont je rêvais, sérieux (marre des comédies à l’humour naze et des héros facilement drôles), sombre, psychologique, intelligent, avec une vraie personnalité (plutôt que « bouh mes parents sont morts je vais me venger »)… Ce Batman là est haïssable pour beaucoup de choses, il devient enfin le anti-héros qu’il méritait d’être, adulte, et ça me plaît.

  11. Jérôme Kiwi-Kid via Facebook on 03 août 12, 10:28

    @ Kevin Enhart: Perso, j’ai trouvé ça dans The Dark Knight (le deuxième de Nolan). Pour moi, c’est un excellent film de Batman (si ce n’est le meilleur, mais faudrait que je les revois tous). En revanche, même si j’ai aimé TDKR, je ne peux m’empêcher de relever tous les passages ou concepts WTF comme le fait que Batman deviennent un symbole pour le peuple…

  12. Kevin Enhart via Facebook on 03 août 12, 10:31

    Pour autant, c’est logique. En ça, Nolan revient non seulement au comics (il y a beaucoup de scènes comme ça), prolonge le début du 2 (la scène des copies), et prolonge le film pour le spectateur, puisque Batman est réellement un symbole populaire. C’est très intelligent.

  13. Julien Lordinator via Facebook on 03 août 12, 10:35

    Batman n’est pour moi pas un symbole populaire, il est tout le contraire : Un mythe urbain que l’ont craint et que l’ont respecte par la peur qu’il inspire, ont ne veut pas avoir à faire à lui car si c’est le cas, c’est qu’on est mal.
    Pour ce qui est de TDKR, c’est clairement une histoire de goûts et de couleurs, pour moi le Batman de Burton, celui de la série animée des 90′s pour ne citer que ceux là, ce sont les Batman que j’apprécie et je ne l’ai jamais vu comme un anti-héros, le Punisher, Spawn pour moi ça, ce sont des anti-héros. En fait, aujourd’hui pour plaire au grand public avec des super-héros au cinoche on a deux choix : La façon Marvel avec des personnages haut en couleurs, de l’humour et beaucoup d’action, ou la façon DC (Principalement avec la trilogie de Nolan) en faisant des films très (Trop ?) sérieux. Un juste milieux est possible, encore faut il le trouver…

  14. Kevin Enhart via Facebook on 03 août 12, 10:38

    En fait, Batman est forcément un anti-héros : il reste quand même aussi malade et borderline que la plupart des ses ennemis. La seule différence, c’est qu’il n’a pas choisi son camp : le meurtre de sa parent l’ont tellement terrifié et « tué » (en tout cas Bruce Wayne), qu’il est dans le « bon » camp. Sans quoi, il aurait pu devenir le Joker. C’est justement ce que montrent parfaitement les films de Nolan, incluant la perte totale d’identité du personnage.

  15. Jérôme Kiwi-Kid via Facebook on 03 août 12, 10:40

    En soi, cela peut-être intelligent de faire du Batman un symbole, mais je n’aime pas cette idée (c’est vraiment une question de goût à ce niveau). Pour moi, Batman doit rester un Street Level Character comme Daredevil. Appliquer à Batman une optique spirituelle ou religieuse à Batman (après son ascension, il tombe, se relève, puis se sacrifie pour devenir un symbole qui guidera les gens…), je trouve que cela ne colle pas au perso. Dans les films comme dans les comics. De même, je n’avais pas aimé quand Spider-Man partait trop dans le trip de l’avatar du Dieu Araignée…

  16. Guigui on 03 août 12, 10:41

    La prochaine fois se croise je me ferai une joie de démonter tes arguments, vu le pavé que tu as pondu, je n’aurais la force de ne faire ça qu’à l’oral devant une bonne bière. ;)

    • Mr Honey Bunny on 04 août 12, 10:35

      Si c’est autour d’une bière, d’accord ! ;-)

      Bon, là par contre, il en faudrait une petite série à mon avis…

      Mais blague à part, je pense que, malheureusement, il ne s’agit pas d’arguments, ou d’avoir tort ou raison : qu’importe ce que tu me diras, toi ou moi ne pourrons rien changer au fait que lors de cette projection, je n’ai absolument pas reconnu Batman, ni ressenti quoi que ce soit que je ressens d’habitude à la lecture de ses aventures.

      C’est un peu comme si je te disais : « Je n’aime pas le chocolat ! » et que tu me répondais : « Ah, non. Tu t’es planté, regarde, tu adores ça au fait ! » :-D

  17. Julien Lordinator via Facebook on 03 août 12, 10:47

    Là c’est un peu la définition de l’anti-héros selon les personnes. Pour moi un anti-héros est un personnage qui ne se conduit pas comme un héros : Batman refuse de tuer, n’utilise pas d’armes mortelles et privilégie la réflexion avant de passer l’action (n’est il pas « le plus grand détective du monde » ?), pour moi c’est une conduite de héros pur et dur, certes pas du niveau d’un Superman, mais quasiment identique à celle d’un Spider-Man par exemple. Un anti-héros est un personnage que l’ont respecte mais auquel ont ne veut pas ressembler : Avoir du sang sur les mains tout les jours comme le Punisher ? Non merci…

  18. Elessar on 03 août 12, 11:36

    J’ai l’impression que tu ne saisi pas le sens du mot adaptation ;)
    Plus sérieusement, je comprend que la « vision » de Nolan ne plaise pas à tout le monde mais à la lecture de ton article on a l’impression que ta déception vient du fait que tu n’a pas eu le Batman que tu attendais. Je me rappelle qu’a la sortie de Batman Begins j’ai dans un premier temps été déçu de ne pas avoir le fameux thème musical, LA Batmobile ou même la Gotham Gothique de Burton, mais finalement, c’est maintenant pour toute ces raisons que j’apprécie la trilogie de Nolan. Il a su s’affranchir d’un lourd background pour en livrer une vision très personnelle. Il c’est approprié le personnage, l’a emmené là où on ne l’attendais pas et y a collé un message différend. Alors c’est clairement moins baroque et grotesque, assez froid et même aseptisé mais je ne trouve pas que ce soit des défauts.
    ça me fait beaucoup rire quand je lis « matériel original », combien de version y a t il du personnage? combien de visions d’un auteur à l’autre ?
    Nolan a une vision « réaliste », terre à terre et clairement je trouve qu’il a emmené son personnage dans une direction plus qu’interessante. Il avait des choses à dire et en plus il est allé au bout de sa démarche en offrant une vrai fin à son histoire. Il a vraiment transformé Batman, oui il en a fait quelque chose d’autre mais ça ne veut pas dire que ce n’est pas du Batman, juste que c’est sa vision. La vision de Nolan du mythe de Batman, et comme tout les mythes, de toute façon il peut être raconté d’une infinité de manière.

    • Mr Honey Bunny on 04 août 12, 10:50

      « J’ai l’impression que tu ne saisi pas le sens du mot adaptation »

      Une bonne adaptation, c’est une adaptation pour laquelle tu retrouves ce que tu as l’habitude d’aimer sous une autre forme. Là, je n’ai rien reconnu.

      « on a l’impression que ta déception vient du fait que tu n’a pas eu le Batman que tu attendais. »

      Non, ce n’est pas Batman. Point. Grosse nuance ! ;-)

      « Il c’est approprié le personnage, l’a emmené là où on ne l’attendais pas et y a collé un message différend »

      Il en a fait un personnage pour lequel le message pourrait s’appliquer, qu’il soit Batman ou non…

      « Alors c’est clairement moins baroque et grotesque, assez froid et même aseptisé mais je ne trouve pas que ce soit des défauts. »

      Mais il a supprimé tout ce qui fait que Batman est… Batman. lol
      Pour ne garder que ce qui fait que Batman est un héros.
      Voilà la grosse différence.

      « ça me fait beaucoup rire quand je lis « matériel original », combien de version y a t il du personnage? combien de visions d’un auteur à l’autre ? »

      Moi aussi, ça me fait bcp rire, et je peux vu que je n’ai employé le terme à aucun moment ! ;-)

      « Nolan a une vision « réaliste », terre à terre et clairement je trouve qu’il a emmené son personnage dans une direction plus qu’interessante. Il avait des choses à dire et en plus il est allé au bout de sa démarche en offrant une vrai fin à son histoire. »

      Ah, mais je suis d’accord.
      Tout ce que je reproche à Nolan c’est de s’être servi de Batman pour ça alors qu’il aurait pu raconter cette histoire en se servant d’un tout autre personnage tant au final ce n’est pas Batman. lol

      « Il a vraiment transformé Batman »

      Totalement. ^^

      « La vision de Nolan du mythe de Batman, et comme tout les mythes, de toute façon il peut être raconté d’une infinité de manière. »

      Comme je le disais : « c’est le mythe sans la mythologie ». Il y a des choses qui le rendent reconnaissable, sans lesquelles ce n’est plus du tout le même mythe.

      Là, ce que Nolan a fait, c’est une histoire sur « le mythe du Super-Héros ».

  19. Jennifer Post via Facebook on 04 août 12, 2:44

    Ba moi je trouve que cette critique de Batman est à se torcher le cul, Au pire va voir la version de Tim Burton avec son batman à la con et fait pas chier.

    • Mr Honey Bunny on 04 août 12, 3:00

      Eh bien, tout cela est constructif dit donc ! :-)

      Au pire… Évite de me lire ! Personne ne t’as forcé !

      Heureusement que j’ai pris la peine de dire « Pas d’insultes SVP »… Il a fallu que ça vienne en plus d’une demoiselle, un peu de classe peut être jeune fille ?! lol

      • Geoffrey on 05 août 12, 6:38

        Ce que tu sais pas, c’est que c’est ta locataire en fait… :p :p

        • Mr Honey Bunny on 05 août 12, 7:27

          Ou bien toi par exemple ? ;)

          • Geoffrey on 05 août 12, 8:21

            Non, j’adhère au fait qu’une fille jure comme une charretière et le fasse sans doute en gueulant comme une poissonnière de Menilmontant tellement c’est WTF mais niveau insulte, c’est plus que douteux. Moi tant qu’on m’empêche pas d’aller le revoir une 5me fois… ;-)

      • Julien Lordinator on 06 août 12, 3:20

        Comme je dit souvent, quand on a pas d’arguments, reste les insultes : C’est facile, ont se fait facilement remarqué et ça ne demande pas un haut niveau de réflexion…

  20. Matt Murdock on 04 août 12, 10:46

    Article très intéressant et assez juste. Même si je ne suis pas tout à fait d’accord.
    Parce que avec ce raisonnement, on pourrait donc dire que Batman & Robin est une très bonne adaptation. Mais au final ça donne une des plus grosses bouses cosmiques que le cinéma n’a jamais réalisé.

    Peut être qu’il faut choisir entre une bonne adaptation et un bon film. Chaque réalisateur se doit d’apporter sa vision (sinon, c’est un film sans âme), et je me dis que peut être qu’il y a autant de façon de percevoir Batman qu’il y a de fans de Batman.

    Ensuite, j’ai des réserves sur ce dernier Nolan, mais pas pour les mêmes raisons. Si j’ai bien aimé TDK, c’est sur la réflexion qu’il donnait sur la place des héros dans une société post-11 septembre dominée par la peur. Dans TDKR, c’était plus des grosses explosions et de la tôle froissée avec des véhicules futuristes. Beaucoup de bruit pour ne pas dire grand chose. Mais ça reste un super film qui valait chaque centimes que j’ai mis dans ma place de cinéma.

    • Mr Honey Bunny on 04 août 12, 10:57

      « Parce que avec ce raisonnement, on pourrait donc dire que Batman & Robin est une très bonne adaptation. »

      Ah non, tu m’auras mal compris : c’est bien beau d’avoir la « forme », si le « fond » est une merde abyssale. lol

      On est bien d’accord.

      « Peut être qu’il faut choisir entre une bonne adaptation et un bon film. »

      Pourquoi ?

      On peut bien attendre d’avoir les deux. ;-)

      « Si j’ai bien aimé TDK, c’est sur la réflexion qu’il donnait sur la place des héros dans une société post-11 septembre dominée par la peur. Dans TDKR, c’était plus des grosses explosions et de la tôle froissée avec des véhicules futuristes. Beaucoup de bruit pour ne pas dire grand chose. »

      Je le dis aussi avec d’autres mots un moment donné dans l’article… Et je suis d’accord, la finesse s’en est allé.

  21. darknote on 04 août 12, 11:55

    Moi j’attends la prochaine trilogie pour enfin voir le Batman des comics.

    Batman et Robin j’aime sur 1 point, le réalisateur a osé prendre le Batman des années 70/80, riche en couleurs mais hélas il a oublié d’écrire un scénario et des dialogues.

    Tim Burton nous avait donné un Batman proche des comics d’origine, Nolan a fait un Batman à la manière de Franck Miller, il veut le mettre à la même sauce de Sin City, sauf que cela ne va pas à Batman, j’ai regardé Batman Year One et je me suis ennuyé.
    Batman c’est Sherlock Holmes le plus grand détective du monde, c’est un peu (en exagérant) Einstein un homme très intelligence, c’est aussi Bruce Lee, Chuck Norris en gros un vrai combattant, un guerrier, un ninja, un samouraï.
    Batman c’est la ceinture avec pleins de bat gadget, une Bat Mobile rapide et non un char d’assaut, etc..

    Nolan est un bon réalisateur, mais il n’a pas l’âme d’un enfant qui rêve aux super-héros, :) .

  22. Xavier Lepers via Facebook on 04 août 12, 2:36

    Perso je suis sortie de la scéances etfdait le constat suivant, bon ben nolan conclu bien ça triologie, mais c’est domage qu’il fasse tant de références ratez au comics, on m’a alors dit que j’ete trop pointilleux et que a par moi et les fan du comics personnes n’avez relevé les incohérence (bane, melange de dick et de tim,… et j’en passe). Mais mon problème est là et bien là, faut il ne pas être fan de Batman et du comics pour aller voir TDKR, c’est pour moi un non sens pour un film sur Batman justement. Cependant j’avoue que j’ai assez les précédent opus de Nolan, mais celui là beaucoup moins malgré tout même si en regardant l’ensemble elle conclue assez bien ça trilogie, je pense qu’il aurait pu faire beaucoup mieux, les exemple donner dans l’articles par exemples avec la fausse bombe aurait été pas mal, ou une histoire avec le Sphinx/Talia plutôt que bane pourquoi pas. De plus la mort de cette dernière nous privant du même coup d’une extrapolation d’un futur Damian merci Nolan de nous éloigner definitivement des arc actuel du comics.

  23. Mr Honey Bunny on 05 août 12, 11:38

    @Geoffrey

    On n’a visiblement pas la même définition du « WTF »… Entre donner un point de vue et l’étayer un minimum (je sais pas, j’ai un peu l’impression de l’avoir fait) et arriver en insultant, sans développer quoi que ce soit, et surtout le faire car on est pas d’accord avec une opinion parmi des milliers… Pour moi, c’est la seconde réaction qui est plus « WTF ».

    Ou, à la limite, payer le prix scandaleux de 10 euros et quelques (alors qu’avec les pubs de merde qu’ils nous foutent, le prix de la place est plus que remboursé déjà lol) pour aller voir 5 fois la même chose au cinéma… ;-)

  24. Twhip on 06 août 12, 12:32

    Crois tu vraiment que Nolan allait un faire un Batman pour les lecteurs des comics!? Le but à l’heure actuelle, c’est de faire de la thune. Et l’argent, ils le font en faisant « un james bond » sans le flashy de Burton !
    J’attends avec impatience le prochain réal qui s’y collera, pour que les comparaisons fusent ! mdr.

    • Mr Honey Bunny on 06 août 12, 12:55

      Donc tu penses que « coller aux comics » (comme c’est le cas avec les jeux videos par exemple), ça fait fuir les gens ??

      Je ne crois pas.

      Dixit : Avengers.

      Le fait est que, justement, les gens qui ne lisent pas de comics… On peut donc leur présenter n’importe quoi, ils n’ont pas vraiment de point de comparaison.

      Donc ça peut coller à l’ambiance des comics ou pas, à la limite, c’est pas ça qui fera le succès ou non du film.

      Ce que je veux dire c’est que Nolan aurait pu tout à fait raconter sa trilogie en collant plus à l’univers de Batman, sans tomber dans le kitsch.

      J’ai l’impression que les gens n’arrivent pas à faire de distinction : c’est soit blanc, soit noir. Eh bien moi, j’aimerais plus de gris.

      A aucun moment je n’ai dit que le film devrait s’adresser « aux fans de comics ». Mais je ne vois pas pourquoi « on ferait moins de thune » en épurant tout.

  25. Twhip on 06 août 12, 8:56

    Tu voulais dire « Ultimates » !? enfin j’espère…
    « en épurant tout » ? Tu l’as dit toi même, plus épuré que Nolan tu meurs !
    J’ai été le voir avec 2 collègues qui connaissent rien de rien aux comics et ils trouvent les films: magnifiques.
    En connaissant l’univers de Batou un minimum, la fin du film m’a sauté au visage après 30 min., un sentiment d’aigreur en bouche. Mais bon, même si Batman n’était pas très présent à l’écran, j’ai passé un très bon moment de fan. ;)
    En voyant le trailer de Superman…j’attend TA critique avec impatience !

  26. ikeluther on 14 août 12, 1:57

    Bon… Je ne sais pas trop par où commencer. Je dois bien avouer que je suis plutôt agacé par cette critique.
    Il est assez tard alors je vais faire court. Oui, le Batman de Nolan ne ressemble pas trait pour trait aux différentes itérations du personnage que nous avons vues et lues mais en quoi est ce un problème?? Quand l’auteur de l’article dit qu’il manque dans les films de Nolan les ingrédients pour faire une bonne Bat Sauce, je m’interroge. Il passe un chapitre à nous les extirper du film mais en nous expliquant qu’il ne les apprécie pas. N’en déplaise, ils y sont bel et bien.
    En aucun cas il y a une seule et bonne version de Batman. Celle de Nolan a le mérite d’exister et de nous apporter quelque chose de différent venant enrichir l’univers du Caped Crusader.
    Oui, j’espère que dans la prochaine version du personnage au cinéma, nous auront droit à une approche différente, un regard différent mais j’insiste le Batman de Nolan est bel et bien Batman, qu’on l’aime ou non. Batman? Yes it is !

    • Mr Honey Bunny on 15 août 12, 12:10

      « Je dois bien avouer que je suis plutôt agacé par cette critique. »

      Est-ce que ça en vaut la peine ? Regarde, tu as aimé, moi pas… Et je vais pourtant super bien dormir. ^^

      « Oui, le Batman de Nolan ne ressemble pas trait pour trait aux différentes itérations du personnage que nous avons vues et lues mais en quoi est ce un problème?? »

      Bah mince… Moi qui croyais avoir répondu longuement à cette question…
      Le problème ? C’est qu’il est méconnaissable. C’est pas plus Batman qu’un autre pour moi.

      « Quand l’auteur de l’article dit qu’il manque dans les films de Nolan les ingrédients pour faire une bonne Bat Sauce, je m’interroge. Il passe un chapitre à nous les extirper du film mais en nous expliquant qu’il ne les apprécie pas. N’en déplaise, ils y sont bel et bien. »

      Il devait être bien tard en effet, car si je cite bien les éléments qui manquent à mon sens (à savoir quasi tout lol), je ne dis pas que je ne les apprécie pas, bien au contraire ! J’aurais aimé voir une Batmobile ou une Batcave ou une Gotham City « à la Batman »… Et si tu estimes que ce que Nolan présente suffit comme tel, alors ma voiture aussi c’est la Batmobile ! ;-)

      *En aucun cas il y a une seule et bonne version de Batman. Celle de Nolan a le mérite d’exister et de nous apporter quelque chose de différent venant enrichir l’univers du Caped Crusader. »

      Si le mérite vient du fait d’exister… Alors même une merde a du mérite ! :-D

      Mais, blague à part, oui, il n’y a pas qu’une version de Batman… Mais ici, encore une fois, ce n’est juste pas Batman.

      « mais j’insiste le Batman de Nolan est bel et bien Batman, qu’on l’aime ou non. Batman? Yes it is ! »

      Le fait d’insister ne changera pas le fait que je n’ai absolument pas reconnu le personnage que je connais depuis maintenant 22 ans.

      Si ça c’est Batman, alors tout est Batman… En un sens, c’est un peu le message de Nolan qui nous dit que ce n’est pas le masque (ou le personnage) qui fait le héros. Du coup, il nous parle plus du mythe du « Super Héros » dans son ensemble que de Batman EN PARTICULIER.

      • ikeluther on 15 août 12, 12:32

        « Est-ce que ça en vaut la peine ? Regarde, tu as aimé, moi pas… Et je vais pourtant super bien dormir. ^^ »
        Agacement hein… Pas névrose. Tout va bien de mon côté aussi, rassure toi. Sommeil, transit, tout est ok. Je sens bien qu’on ne parviendra pas à se mettre d’accord (c’est pas le but d’ailleurs, je venais juste apporter une contradiction mais j’ai pas le coeur non plus à faire un pavé pour être honnête), donc j’en resterai là.
        Peace et vive Batman. Le reste, on s’en branle un peu en fait.

  27. Cronos on 19 août 12, 1:08

    J’ai parcouru ta critique, qui ressemble plus à un lynchage en règle de la trilogie que visiblement tu n’as pas aimé, et il y a des points où clairement on sent que c’est là un peu gratuitement (« pourquoi une bombe? » Pourquoi pas? « Pourquoi une invasion alien dans Avengers? » Pourquoi pas?)
    Ensuite, le sentiment que je crois percevoir, c’est que tu ne penses pas que la trilogie parles de Batman surtout parce que la vision de Nolan est réaliste. Pourtant, dans la trilogie de Nolan j’ai vu énormément de thèmes chers à Batman, j’y ai vu l’importance du symbole (ce qu’apparemment tu n’apprécies pas), l’importance de la ville de Gotham, des sacrifices, de la noirceur de la ville. Nolan y expose sa vision, tout comme beaucoup d’auteurs de comics y exposent la leur.
    Et je vois pas en quoi Batman a besoin d’être spectaculaire pour être Batman, ça, c’est un argument qui ne vaut rien. Un Year One n’est absolument pas spectaculaire et se veut même très proche du Batman de Nolan, pourtant, ça reste du Batman. Un Long Halloween n’est pas non plus ultra spectaculaire et pourtant, c’est du Batman. La trilogie de Nolan n’a pas de mythologie alors qu’elle installe un univers bien défini, forcément plus réaliste, mais résumer tout l’univers de Batman et plus de 70 ans de comics en trois films, c’est quand même légèrement impossible. Nolan a pris des bouts ici et là et les as utilisé intelligemment pour alimenter ses films.
    Dark Knight Rises a beaucoup de défauts, il n’est pas parfait, mais c’est clairement du Batman. Que tu n’aimes pas la trilogie ou la vision de Nolan, pas de soucis, mais de là à dire que ce n’est pas du Batman…

    • Mr Honey Bunny on 19 août 12, 4:52

      « J’ai parcouru ta critique »

      On pourrait s’arrêter là, car si tu n’as fait que la « parcourir », forcément, tu vas avoir un avis biaisé dessus et approximatif… Moi, j’ai fait l’effort de voir le film de Nolan dans son intégralité pour faire cette critique. ;-)

      « « pourquoi une bombe? »  »

      Eh bien j’explique pourquoi pas… Mais il faut lire.

      « Pourtant, dans la trilogie de Nolan j’ai vu énormément de thèmes chers à Batman, j’y ai vu l’importance du symbole (ce qu’apparemment tu n’apprécies pas), l’importance de la ville de Gotham, des sacrifices, de la noirceur de la ville. »

      Cela peut s’appliquer à pleins de héros, pas EXCLUSIVEMENT à Batman. C’est un des arguments que je développe ici.

      « Et je vois pas en quoi Batman a besoin d’être spectaculaire pour être Batman, ça, c’est un argument qui ne vaut rien. Un Year One n’est absolument pas spectaculaire… »

      Stop, tu peux t’arrêter là. Je te parle cinéma, tu me parles comics. On ne parle pas de la même chose.
      Si tu me lis vraiment, tu verras que j’explique mon point de vue là dessus.
      Et trouver que le cinéma est l’occasion de produire un « plus » grand spectacle que sur papier, si tu trouves que c’est un « argument » qui ne vaut rien… J’ai envie de dire que c’est ton problème. C’est plus mon opinion du cinéma qui n’est pas la tienne. Soit.

      « mais résumer tout l’univers de Batman et plus de 70 ans de comics en trois films, c’est quand même légèrement impossible »

      A aucun moment je ne dis qu’il le faudrait.

      « mais de là à dire que ce n’est pas du Batman… »

      Non seulement je persiste et signe mais je le développe (longuement) plus haut… Tu as le droit de ne pas aimer ma vision de DKR, mais de là à dire que je ne puisse pas dire que ce n’est pas du Batman… ;-)

  28. Cronos on 19 août 12, 3:37

    Dans ton article tu parles de mythologie, tu parles de l’univers de Batman et du fait que Nolan ne reprend aucun élément qui identifies Batman, alors qu’il apporte sa vision des origines, sa façon de voir les choses. Lorsque Batman a été crée, il n’y avait pas toute cette mythologie, et on aurait aussi bien pu le remplacer par un autre héros. Ce que je veux dire, c’est que Batman s’est construit une mythologie sur la durée. Si Nolan souhaite revoir ses origines, il le fait depuis le début en faisant fi de sa mythologie pour en créer une à son image.

    Et comment tu ne veux pas parler des comics alors que justement tu lui reproches de ne pas être Batman, alors qu’à la base c’est un comics ?!?

    Enfin, le vrai problème, c’est que cette chronique n’est visiblement prévu que dans un seul sens. Au lieu de créer un débat qui aurait pu être intéressant et argumenté (ce que j’aurais vraiment aimé), tu te contentes de donner ta vision et de reprendre point par point chaque réponse dans les commentaires en les détruisant en pensant que ta parole est unique. Il n’y a aucun moyen de discuter et de débattre intelligemment, puisque tu restes absolument convaincu par ta critique.
    C’est triste, j’aurais bien aimé vouloir discuter avec un peu d’ouverture et de prise de recul, j’aurais aimé avoir tord sur certains points et que tu remettes en question certains de tes arguments, mais apparemment ça ne sera pas possible. Dommage.

    • Mr Honey Bunny on 19 août 12, 6:11

      « Ce que je veux dire, c’est que Batman s’est construit une mythologie sur la durée. »

      On est bien d’accord là dessus, c’est exactement ce que je dis aussi.

      « Si Nolan souhaite revoir ses origines, il le fait depuis le début en faisant fi de sa mythologie pour en créer une à son image. »

      Oui, et c’est cette révision qui pour moi le rend impersonnel et méconnaissable.

      « Et comment tu ne veux pas parler des comics alors que justement tu lui reproches de ne pas être Batman, alors qu’à la base c’est un comics ?!? »

      Houlà, tu mélanges tout : bien sûr qu’il faut parler des comics.

      Mais tu me disais que Year One, par exemple, ce n’était pas spectaculaire. Oui, mais Year One, c’est sur du papier, à la rigueur, ça n’a pas à être spectaculaire. Par contre, au cinéma, surtout en reprenant un truc aussi riche visuellement que Batman, je trouve vraiment dommage qu’on le dépouille de tout ce qui, dans les comics, le rendent spectaculaire. Le cinéma, c’est bien aussi l’occasion de vendre un peu de rêve… Voir les personnages que l’on aime « prendre vie ». Là, c’était plutôt le contraire…

      « Au lieu de créer un débat qui aurait pu être intéressant et argumenté (ce que j’aurais vraiment aimé), »

      Attend, sans rire, tu ne peux pas te poser en victime et prétendre cela et en arrivant en même temps en disant : « J’ai parcouru ta critique, qui ressemble plus à un lynchage en règle de la trilogie que visiblement tu n’as pas aimé, et il y a des points où clairement on sent que c’est là un peu gratuitement ».

      Je veux dire, tu me reproches de faire, selon toi, un « lynchage en règle », mais moi, par contre, je ne pourrais pas dire que je n’ai pas reconnu le Batman version Nolan sans que ce soit forcément de mauvaise foi ?
      Désolé, mais c’est la triste vérité. Je n’ai absolu pas vu un Batman. Rien ne pourra changer ça.

      En revanche, je suis parfaitement ouvert au débat sur pourquoi ça marche/marche pas, et c’est toi qui pars du principe que je suis biaisé.

      « tu te contentes de donner ta vision et de reprendre point par point chaque réponse dans les commentaires en les détruisant en pensant que ta parole est unique. »

      Ça s’appelle juste « défendre son point de vue ». Et c’est justement être ouvert à la discussion et débattre, sinon, je ne prendrais même pas la peine de répondre si ce que tu dis était vrai ! ;-)

      Après, si tu estimes que « je détruis » tous les points, c’est peut être alors que tu n’arrives pas à soutenir l’argumentation. Libre à toi de « détruire » mes points aussi… Encore faut-il avoir des arguments et être ouvert au débat plutôt que prétendre que celui d’en face est fermé et « pense que sa parole est unique ».

      De plus… On a fait un podcast justement où Geoffrey avait un avis totalement différent du miens, et ça c’est bien passé, en « bonne intelligence » comme tu dis.

      Donc libre à toi, mais si tu décides de te fermer justement et d’estimer que c’est moi qui suis buté, je ne pourrai visiblement pas non plus te convaincre du contraire. ;-)

  29. Cronos on 19 août 12, 3:39

    Ah au fait, parcourir ne veut pas forcément dire survolé. J’ai lu tout ton article, merci de respecter tes lecteurs

    • Mr Honey Bunny on 19 août 12, 6:26

      Ça laisse entendre que tu n’as pas tout lu, et parcourir est un synonyme de survoler et laisse plus à penser à une lecture en feuilletant, sinon autant dire « j’ai lu ». :P

      Et surtout, ça n’a aucun rapport avec le « respect ou non de mes lecteurs »… Ou alors il faudra m’expliquer ?!

  30. Cronos on 19 août 12, 8:09

    J’entends par respect le fait d’envoyer parfois bouler les gens en pensant qu’ils n’ont pas lu tout l’article. Mais il y a malentendu, restons-en là.

    Alors Year One a le droit de ne pas être spectaculaire, mais une adaptation live possible devra être spectaculaire parce qu’on est au cinéma? Du Year One, du Gotham Central, ou même du Long Halloween d’un certain côté, ça reste une forme de polar, sans avoir besoin d’être spectaculaire. Quand tu compares à Avengers, on a l’impression qu’il faut absolument en mettre plein la vue pour faire rêver, ou alors on s’est mal compris.

    Pour ce qui est du débat, je peux paraître brut de pomme. Seulement quand je regardes la majorité des commentaires, tu cites les commentaires des autres et tu les reprends en négatif. C’est surtout ce qui m’a marqué. On tente d’apporter son argument, et tu répondes « non, non et non ». Je ne joues pas la victime, c’est une simple constatation.

    Maintenant, reprenons à zéro, entre gentleman et repartons sur de bonnes bases. Si j’ai bien saisi l’article, le plus gros problème de la trilogie de Nolan est de ne pas faire du Batman, parce qu’il ne reprend pas les codes et la mythologie de l’univers, son atmosphère, son ambiance. Effectivement, je suis d’accord avec le fait qu’on ne retrouve pas ce qu’il y a dans les comics, ses avenues baroques, son ambiance noire et gothique, ses « freaks » plus surnaturels. En somme, plus proche des film de Burton que tu cites. Déja, pour moi, les films de Burton, aussi bons soit-ils, ont toujours eu cette touche d’absurde et de loufoque, qui décrédibilisent le comics en s’orientant dans une sorte de film d’aventure sombre mais assez légère. Ce que la série animée utilisera mais en restant dans un cadre plus sérieux.

    Pour ce qui est de Nolan, effectivement, on ne retrouve pas Gotham. La ville, l’architecture, mis à part peut-être dans le premier finalement plus proche, les deux derniers films est un mélange entre Chicago pour l’architecture de ces bâtiments et New York pour le côté insulaire de la ville. Là où j’ai senti le côté Gotham, c’est dans les habitants. L’une des réussites des films est de mettre au centre de l’attention Gotham et ses habitants, des rôles secondaires, pas toujours réussi, qui donnent une âme et une importance à la ville. On n’a plus seulement des protagonistes qui luttent contre le mal et qui veulent détruire la ville, on a des habitants en proie direct avec les méchants. Dans le dernier film, Selina est portée comme le personnage représentant une certaine catégorie d’habitants: s’alliant à Bane parce qu’elle a toujours vécu dans la pauvreté pour en vouloir aux riches (jusqu’à les voler sans vergogne) puis hésiter une fois le régime de Bane en place, au lieu de ne penser qu’à elle.

    Pour ce qui est des codes, les films respectent pour moi l’univers de Batman: on a un milliardaire soif de vengeance et qui veut se débarrasser de la pègre de Gotham, comme l’avait fait son père. Il intègre la Ligue des Ombres mais se refuse à aller dans les mêmes limites qu’eux, et commencent à vouloir installer un symbole, un espoir pour les gens qui sont constamment sous l’emprise de la criminalité. Toute cette noirceur, tout ce côté tendancieux où n’importe quel habitant n’est jamais blanc ou noir mais tend vers le gris, ou personne n’est à l’abri de sombrer dans la folie de Gotham même en tentant de faire le bien (Harvey Dent) ou d’aller jusqu’à mentir et de sacrifier ses idéaux pour faire de Gotham une ville sûre (Gordon). Après, on a tout ce qui est visuel: le costume, les gadgets, le masque. Le côté James Bond, comme tu dis, a toujours été là et reste proche de l’univers de Batman. Pour ce côté polar qui est effectivement présent, il ne faut pas oublier que Batman, c’est avant tout Detective Comics, et qu’il est aussi un enquêteur.

    De la même façon que certains auteurs proposent leur vision de Batman, visuellement ou scénaristiquement, et développent certains aspects qu’ils préfèrent, Nolan a gardé l’essence de Batman et en a développé ce qu’il considérait le plus intéressant: son image de héros. Il faut savoir que lorsqu’un réalisateur s’attelle à une adaptation de comics, sa principale préoccupation est de proposer SA vision du super-héros, sans forcément chercher à placer toute la mythologie d’un univers, et de montrer pourquoi un super-héros est un héros. Jamais un réalisateur ne tentera un film sur Batman juste sur une saga en particulier, avec un background fictif derrière.

    • Mr Honey Bunny on 19 août 12, 9:02

      Bon, gros message dit donc… Je vais être obligé de répondre encore point par point, sinon, on va s’y perdre. Donc dsl d’avance ! ;-)

      « J’entends par respect le fait d’envoyer parfois bouler les gens en pensant qu’ils n’ont pas lu tout l’article. Mais il y a malentendu, restons-en là. »

      Le terme employé m’a laissé penser ça, mais effectivement si ce n’est pas le cas, passons…

      « Quand tu compares à Avengers, on a l’impression qu’il faut absolument en mettre plein la vue pour faire rêver, ou alors on s’est mal compris. »

      J’ai un peu envie de te dire… Oui ?

      Déjà, effectivement, au cinéma, je préfère une claque visuelle qu’un film plat en général, mais là encore plus : adapter un comic book tel que Batman, c’est une occasion en or de tenter des choses.

      A mon sens, il n’y a rien dans DKR de franchement impressionnant.

      « Seulement quand je regardes la majorité des commentaires, tu cites les commentaires des autres et tu les reprends en négatif. C’est surtout ce qui m’a marqué. On tente d’apporter son argument, et tu répondes « non, non et non ». »

      Eh bien, oui, c’est débattre. Bien obligé de reprendre les différents arguments, mais ensuite libre à chacun de me prouver le contraire avec des « oui, oui et oui ». En tout cas, il me semble expliquer mon point de vue à chaque fois, pas juste répondre : « non, j’ai raison, tu as tort ».

      Et, pire, j’ai parfois laissé tomber justement avec par exemple quelqu’un qui disait : « le Batman de Nolan est plus proche des comics que celui de Burton ». J’ai demandé des arguments… Je les attend encore. ^^

      « L’une des réussites des films est de mettre au centre de l’attention Gotham et ses habitants, des rôles secondaires, pas toujours réussi, qui donnent une âme et une importance à la ville. »

      Hum… Hormis Gordon ou encore « Robin »… Qui sont du reste des « personnages à part entière » pour Batman… De quels habitants parles-tu ?!
      Ok, on voit allez par exemple le maire… Prend un Die Hard, on voit aussi des habitants lorsque la ville est menacée par un terroriste. Enfin, je ne vois pas en quoi ici plus qu’ailleurs ?

      « Selina est portée comme le personnage représentant une certaine catégorie d’habitants: s’alliant à Bane parce qu’elle a toujours vécu dans la pauvreté pour en vouloir aux riches (jusqu’à les voler sans vergogne) »

      C’est pas un peu simpliste justement comme vision, non ?… Robin des bois, ça va bien 5 minutes.

      « Pour ce qui est des codes, les films respectent pour moi l’univers de Batman: »

      Tout ce que tu cites ensuite s’applique à un Batman… Mais aussi à quantité de héros !
      Tout héros est attaché à sa ville. (Superman par ex)
      Tout héros est un symbole pour les gens. (Spider-Man par ex)
      Tout héros est entouré de persos « humains » sur lesquels il va avoir une influence diverse.

      C’est pour ça que, pour moi, Nolan a plus fait un film sur LE super héros, que sur Batman en particulier.

      Le costume ensuite, on le voit bien peu, les gadgets, c’est pas la fête…

      « Pour ce côté polar qui est effectivement présent, »

      Ah, tu trouves ?!

      Autant, The Dark Knight, oui à fond ! Autant DKR… C’est un polar ?… Pas franchement sûr du tout !

      ET, encore une fois, dans ma critique, je cite : « Ensuite, si The Dark Knight était résolument un polar bien ficelé, tout cela est terminé avec DKR. Fini l’enquête, le coté détective et la finesse. Dark Knight Rises est plus proche dans l’ambiance d’un 24h Chrono. » (Mais tu avais lu ?… ;-) )

      Donc oui, je sais bien pour Detective Comics… Mais justement, là ça manque totalement !

      « Nolan a gardé l’essence de Batman »

      Justement, c’est là où on diffère : je pense que Nolan a gardé l’essence de ce qui fait de Batman un héros… Vois-tu la nuance ? (Après, certes, tu peux ne pas être d’accord ^^)

      « et en a développé ce qu’il considérait le plus intéressant: son image de héros. »

      Et voilà.

      Et c’est là tout le problème : en prenant ce parti, il fait de Batman un héros… Parmi tant d’autres.
      Cette histoire, on pourrait la faire sur Spider-Man qui, du reste, est d’habitude bien plus un symbole pour la ville et que l’on imagine se sacrifier avec la bombe de Dock Ock à la fin pour sauver New York…
      Mais ça pourrait tout à fait fonctionner aussi avec Superman, Green Lantern, ETC.

      « Il faut savoir que lorsqu’un réalisateur s’attelle à une adaptation de comics, sa principale préoccupation est de proposer SA vision du super-héros, sans forcément chercher à placer toute la mythologie d’un univers, et de montrer pourquoi un super-héros est un héros. »

      Mais… C’est EXACTEMENT pourtant ce que Nolan fait : il raconte pourquoi Batman est un héros avant toute chose.

      « Jamais un réalisateur ne tentera un film sur Batman juste sur une saga en particulier, avec un background fictif derrière. »

      lol… C’est bien alors que tu m’ais lu, je passe un paragraphe à dire que c’est bien ce qu’il ne faudrait pas faire. Merci d’approuver.

  31. Cronos on 19 août 12, 9:37

    « C’est bien alors que tu m’ais lu, je passe un paragraphe à dire que c’est bien ce qu’il ne faudrait pas faire. »

    Justement, je rebondis dessus. Le truc c’est que tu veux le Batman du comics et pas celui de Nolan, mais si on veut garder la mythologie et tout ce qu’il y a de Batman, on est obligé d’apporter le background derrière. Avengers fonctionne parce que les films précédents ont apporté tout ce qu’il fallait et a installé une mythologie. Nolan en a installé une autre, et ne peut pas utiliser celle des comics parce qu’elle n’est pas lié au cinéma.

    Mais le problème, c’est que parler d’autre chose que de l’image du héros c’est difficile au cinéma. Un film sur une licence, c’est forcément généraliste, on est obligé de passer par là. A ta réponse, je peux rétorquer que n’importe quel film de super-héros peut être remplacé par n’importe lequel, à quelques exceptions près (au cinéma, j’entends).

    J’avais bien lu le côté polar (merci d’arrêter d’y faire référence, j’ai pas appris ton article par coeur, j’en suis navré), le début du dernier en a quand même des relents, mais ce n’est certes pas un polar dans la globalité, mais je veux juste mettre en avant qu’il reste quand même ce côté enquête dans la trilogie en général, avec plus ou moins d’importance.

    Là où je veux en venir, c’est que Batman, même dans les comics, ça ne m’a jamais paru extrêmement spectaculaire, en tout cas pas au niveau d’Avengers, on est d’accord là-dessus. Certains comics de Batman ne le sont pas, et personnellement, après avoir vu du Battleship, Transformers, Total Recall, je me dis que les films spectaculaires ont quand même une sacré mauvaise réputation. A l’inverse, il ne faut pas non plus aller dans le domaine branlette intellectuelle, comme tu le dis si bien, mais trouver le juste milieu.

    Ensuite, il y a quand même un sacré débat sur ce film, peut-être trop d’attentes, je ne sais pas. Toujours est-il que ça été la mode de taper sur ce film. Certains pour d’excellentes raisons, le film possède beaucoup de défauts, d’autres juste gratuitement, parce que c’est la mode. Je ne dis pas que l’article rentre dans la seconde catégorie, bien heureusement, mais je trouve que le film rentre malgré tout dans une bonne mouvance, et je préfère nettement un DKR qu’un énième Transformers ou un Total Recall qui donne l’impression que le bon cinéma de divertissement s’est perdu. Mais je m’égare, là c’est parler de la qualité purement cinématographique du film. Cette année a été bénéfique pour deux raisons: on a réussi à créer un film de pur divertissement bien léché et qui rend justice à ses héros (Avengers) et un film plus riche dans ses thèmes, moins tape-à-l’oeil et spectaculaire, mais avec un approfondissement bienvenu. Qu’on aime ou on aime pas la vision de Nolan, on ne pourra pas l’enlever.

    Enfin, et c’est l’impression que j’ai, peut-être que tu as été déçu parce que tu n’as eu TA vision de Batman? Celui que tu attendais, celui que tu aimes dans les comics? Chacun préfère Batman pour toute ce qu’il amène, mais on accroche à cet univers pour une certaine raison, qui n’est pas forcément la même pour tout le monde. Alors du coup, quelles sont pour toi les codes de Batman? Qu’aurait-il été mieux d’amener? Pas au niveau design, on a compris que ça ne te plaisait pas, mais plus sur l’histoire, le scénario, les thèmes abordés?

    • Mr Honey Bunny on 19 août 12, 10:54

      « Nolan en a installé une autre, et ne peut pas utiliser celle des comics parce qu’elle n’est pas lié au cinéma. »

      Bah écoutes… Ça fonctionne bien avec le reste des super héros, et sur les adaptations autour de Batman en jeu vidéo, en animé, et ça fonctionnait avec Burton… (oui, c’était très, trop peut être, kitch, mais on s’y retrouvait)

      « A ta réponse, je peux rétorquer que n’importe quel film de super-héros peut être remplacé par n’importe lequel, à quelques exceptions près (au cinéma, j’entends). »

      Je ne pense pas car pour les autres, la mythologie des personnages était bien présente.

      Par exemple, raconter X-Men : First Class avec Superman ? Non.
      Raconter même plus simplement Spider-Man avec Batman ?… Difficile.

      Mais là, raconter DKR avec quasi n’importe lequel d’entre eux (Ok, ptetre pas Ghist Rider ou Thor… lol), c’est tout à fait jouable.

      « mais je veux juste mettre en avant qu’il reste quand même ce côté enquête dans la trilogie en général, avec plus ou moins d’importance. »

      Pas plus dans DKR que dans n’importe quel film d’action…

      « A l’inverse, il ne faut pas non plus aller dans le domaine branlette intellectuelle, comme tu le dis si bien, mais trouver le juste milieu. »

      Bah super, on est d’accord, c’est 100% ce que je dis.

      « Toujours est-il que ça été la mode de taper sur ce film. »

      La mode… Ça me soûle. Si je peux faire exactement le CONTRAIRE de tout le monde, je le ferai ! Par exemple, tu ne me trouveras pas sur Facebook. lol
      Donc, si c’était une question de mode de taper dessus, tu peux être sûr que je ne le ferais pas ! ;-)

      « et un film plus riche dans ses thèmes, moins tape-à-l’oeil et spectaculaire, mais avec un approfondissement bienvenu. »

      Malheureusement… Moi ça m’a ennuyé.

      « Qu’on aime ou on aime pas la vision de Nolan, on ne pourra pas l’enlever. »

      Comme on ne pourra pas changer le fait que je me suis ennuyé en voyant ce film… Je ne suis pas convaincu du tout.

      « Enfin, et c’est l’impression que j’ai, peut-être que tu as été déçu parce que tu n’as eu TA vision de Batman? »

      Ça c’est l’argument qu’on m’a servi 15 fois au dessus… Et donc non, je vais te dire que j’ai défini ce qu’est normalement Batman dans un long paragraphe (ce n’est pas moi, pas ma vision, c’est ce qu’il est depuis 75 ans) et que Nolan n’a rien laissé si ce n’est ce qui fait de Batman un héros. Je n’ai pas reconnu ce personnage, ce pourrait être un autre, limite, ça ne me choquerait pas.

      « Celui que tu attendais, celui que tu aimes dans les comics? »

      Donc… Est-ce à dire qu’il est différent dans les comics ?

      « mais on accroche à cet univers pour une certaine raison, qui n’est pas forcément la même pour tout le monde. »

      Je dirais plus qu’on accroche à l’univers des super héros pour une certaine raison en l’occurrence. Car là, ce n’est pas vraiment l’univers de Batman plus qu’un autre héros.

      « Alors du coup, quelles sont pour toi les codes de Batman? Qu’aurait-il été mieux d’amener? Pas au niveau design, on a compris que ça ne te plaisait pas, mais plus sur l’histoire, le scénario, les thèmes abordés? »

      Les codes, il me semble les avoir largement défini.

      Ensuite, sur l’histoire… J’ai envie de te dire, qu’importe, si les codes sont présents et que je reconnais le personnage, j’adhère.

      Ah oui, si, juste un truc déjà : moins de blabla mystique, et que Batman reste un héros plus terre à terre. Il n’est pas « l’élu », il est un homme avec un masque. Ses origines sont simples… Mais tout cela au fait, je le dis déjà dans l’article !

  32. Cronos on 19 août 12, 11:40

    « Je dirais plus qu’on accroche à l’univers des super héros pour une certaine raison en l’occurrence. Car là, ce n’est pas vraiment l’univers de Batman plus qu’un autre héros. »

    C’est uniquement si on considère que le Batman de Nolan n’est pas Batman. Même si le design est différent ou la façon de l’amener, les codes sont présents: la batmobile, la batcave, le batsignal, la vengeance du meurtre de ses parents, le batplane, le manoir, Alfred, je vois pas ce qu’il manque! Tu dis même que dans les origines, ils, je cite, « Ses origines, à savoir la mort de ses parents, ne sont plus évoquées. Pas la peine. Non, ici, Bruce est avant tout lié à la « Ligue des Ombres », il est destiné à devenir Batman. » Pourtant, on y passe pas mal de temps, on voit le meurtre, on voit sa vengeance, sa tentative de meurtre au tribunal, on y fait même écho avec le collier de sa mère. La Ligue des Ombres ne l’a jamais mis sur un piédestal, ils se servent de lui parce qu’il est Bruce Wayne.
    C’est le design, l’atmosphère, le côté « Michael Mann » qui te déplaît, mais les codes, même s’ils sont transformés, eux, sont là! Autant on ne peut pas remplacer Spiderman par Batman parce que l’histoire est différente, autant là aussi les codes de Batman sont présents, on ne peut pas le nier. Sa vision est réaliste, il l’a choisi, il y en a qui aiment ou qui détestent, point. Mais on ne peut pas lui reprocher de ne pas avoir mis du Batman dans ses films, parce que les codes y sont.

    • ikeluther on 19 août 12, 11:49

      @Cronos, c’est très exactement là où je voulais en venir mais je n’ai pas eu ta patience. Les codes y sont bel et bien..

      • Mr Honey Bunny on 20 août 12, 12:15

        @Cronos et ikeluther

        « c’est très exactement là où je voulais en venir mais je n’ai pas eu ta patience. Les codes y sont bel et bien.. »

        Pour résumer :

        Pour vous, les codes se résument à évoquer ou dire « ça, c’est Gotham City », même si ça n’y ressemble pas du tout et que ça pourrait être n’importe quelle autre ville.

        Pour moi, codes c’est par exemple : « Gotham City, c’est une ville Gothique ». (d’où le nom… Enfin bref). C’est comme ça depuis toujours. Batman est dans cette ambiance noir et gothique.

        Où est la ville Gothique ?… Donc, pour moi, le code n’est pas respecté.

    • Mr Honey Bunny on 20 août 12, 12:02

      On tourne en rond…

      « les codes sont présents: la batmobile, la batcave, le batsignal, la vengeance du meurtre de ses parents, le batplane, le manoir, Alfred, je vois pas ce qu’il manque!  »

      Oui, d’accord, mais comme je dis, c’est minimaliste, à peine montré, voire éludé pour certaines choses…
      On pourra arguer des heures là dessus, mais s’il suffit que j’appelle ma voiture « Batmobile » pour faire du Batman, alors ok.

      Et les codes, c’est pas que le folklore, c’est un tout. C’est aussi justement l’ambiance, l’atmosphère et le design ! Je n’ai pas eu la sensation de voir un Batman.
      C’est comme un plat dont tu ne retrouves pas le gout.

      Il ne suffit pas de dire, c’est un flan pour que ça le devienne. Bah là c’est pareil : oui, on va dire que c’est la Batcave ou la Batmobile mais ça n’en a que le nom.

      « Pourtant, on y passe pas mal de temps, on voit le meurtre, on voit sa vengeance, sa tentative de meurtre au tribunal, on y fait même écho avec le collier de sa mère. La Ligue des Ombres ne l’a jamais mis sur un piédestal, ils se servent de lui parce qu’il est Bruce Wayne. »

      Dans Batman Begins… Là c’est une critique de DKR…

      « Sa vision est réaliste, il l’a choisi, il y en a qui aiment ou qui détestent, point. »

      Je dirais ennuyante et impersonnelle…

      Et réaliste ? C’est sûr que se faire péter la colonne vertébrale et monter un puits à mains nus, c’est vachement réaliste !

      Le Batman de Burton; qui n’avait que des gadgets, était même en cela plus réaliste !

  33. Cronos on 20 août 12, 1:34

    « Pour moi, codes c’est par exemple : « Gotham City, c’est une ville Gothique ». »

    Mais c’est pareil, c’est juste une question de design. Dans la majorité des comics, effectivement, il y a ce côté gothique, mais beaucoup montrent une ville plus moderne, plus classique.

    « Oui, d’accord, mais comme je dis, c’est minimaliste, à peine montré, voire éludé pour certaines choses…
    On pourra arguer des heures là dessus, mais s’il suffit que j’appelle ma voiture « Batmobile » pour faire du Batman, alors ok.
    Et les codes, c’est pas que le folklore, c’est un tout. C’est aussi justement l’ambiance, l’atmosphère et le design ! Je n’ai pas eu la sensation de voir un Batman.
    C’est comme un plat dont tu ne retrouves pas le gout. »

    Il y a eu plein de modèles de Batmobiles où, comme tu dis, ils ont fait la voiture et ils ont décidé que ce serait la Batmobile, c’est ce qu’ils ont fait exactement dans la trilogie. Les codes sont là, on ne va pas passer trois heures à expliquer la fabrication du bat-signal. J’ai vraiment pas eu cette impression de passage en vitesse des codes de Batman.

    « Dans Batman Begins… Là c’est une critique de DKR… »

    Alors attends, tu nous bassines en rappelant des éléments des précédents (je t’ai cité!), on comprends quand même que même si tu parles du dernier, tu n’hésites pas à rappeler que dès le départ de la trilogie, tu n’adhérais pas au style. Si on abordes le sujet que tu fais sans aborder tous les films, c’est ridicule.

    « Je dirais ennuyante et impersonnelle…
    Et réaliste ? C’est sûr que se faire péter la colonne vertébrale et monter un puits à mains nus, c’est vachement réaliste !
    Le Batman de Burton; qui n’avait que des gadgets, était même en cela plus réaliste ! »

    Ah bah oui, c’est vrai. Chez Burton, Bruce Wayne parvient à designer un super bolide bien classe, mais on ne précise nulle part qu’il a fait des études de designs. Mais effectivement, c’est plus réaliste.
    Sérieusement, même dans un Avengers ou autre film de super-héros ça en est bardé. Il faut faire la différence et accepter les astuces scénaristiques, tant que ça ne casse pas le propos du film. C’est vrai que lorsqu’il écrive le scénar, ils doivent se dire: « non, dans la réalité, c’est pas possible qu’il récupère aussi vite, on va le laisser crever et faire péter la bombe, ça se tient plus »
    Pour ce côté ennuyeux, ça ne tient qu’à toi. Encore une fois, il y a plus spectaculaire et dénudé d’intelligence (Battleship), mais dès qu’on enlève du spectaculaire, ça peut être passionnant à regarder. Batman, ce n’est pas que de l’action non plus, c’est aussi comme tu le dis « digne d’un film français » avec deux gars qui discutent. Mais de bons dialogues font aussi des bons films. Perso, j’ai plus été touché dans la dernière discussion entre Alfred et Bruce que pendant la poursuite en moto.

    • Mr Honey Bunny on 20 août 12, 2:33

      « Dans la majorité des comics, effectivement, il y a ce côté gothique, mais beaucoup montrent une ville plus moderne, plus classique. »

      Bon, à part Year One, quelques exemples ?…

      « Alors attends, tu nous bassines en rappelant des éléments des précédents (je t’ai cité!), »

      Non mais… Lol.

      Si je te « bassines », il ne faut pas me lire et ensuite dire : « je veux débattre, et toi non ». Là c’est l’hopital qui se fout de la charité.

      De plus, je ne suis pas venu chez toi pour t’obliger à me lire. Ne te fais pas de mal !

      C’est fou aussi de ne pas accepter que, oui, y’a des gens qui n’ont pas le même avis et qui n’ont pas aimés. Moi, si une majorité a aimée, je ne vais pas aller sur les sites qui ont fait une bonne critique si ça me « bassine » et dire, « non, vous n’avez pas compris, au fait c’est pas bien ». J’accepte, je continuerai à bien dormir.

      Ensuite, lorsque je viens à parler des autres, comme TDK, je le dis.

       » Mais effectivement, c’est plus réaliste. »

      Hum attend… Oui ! lol

      Construire une voiture pareille, avec ses moyens financiers, c’est effectivement plus réaliste que remarcher et escalader 500 mètres après s’être fait massacrer.

      On peut tout à fait imaginer qu’il a fait appel à des ingénieurs, ou, mieux, qu’il a étudié pour… ETC.
      Nul besoin de le préciser.

      Par contre, le jour où on te pète la colonne vertébrale, tu pourras toujours y penser super fort, ça ne te fera pas remarcher !

      « et accepter les astuces scénaristiques »

      Lesquelles ??

      « C’est vrai que lorsqu’il écrive le scénar, ils doivent se dire: « non, dans la réalité, c’est pas possible qu’il récupère aussi vite, on va le laisser crever et faire péter la bombe, ça se tient plus » »

      Rien n’empêchait que ce soit mieux amené… La seule limite, c’est effectivement le réalisateur.

       » Batman, ce n’est pas que de l’action non plus, c’est aussi comme tu le dis « digne d’un film français » avec deux gars qui discutent. »

      Et comme je disais aussi : pourquoi ne pas être en droit d’attendre les deux ??

      Pas comme dans Avengers non plus, mais un juste milieu.

  34. Cronos on 20 août 12, 3:01

    « Si je te « bassines », il ne faut pas me lire et ensuite dire : « je veux débattre, et toi non ». Là c’est l’hopital qui se fout de la charité.

    De plus, je ne suis pas venu chez toi pour t’obliger à me lire. Ne te fais pas de mal !

    C’est fou aussi de ne pas accepter que, oui, y’a des gens qui n’ont pas le même avis et qui n’ont pas aimés. Moi, si une majorité a aimée, je ne vais pas aller sur les sites qui ont fait une bonne critique si ça me « bassine » et dire, « non, vous n’avez pas compris, au fait c’est pas bien ». J’accepte, je continuerai à bien dormir. »

    Mais justement, tu ne lis pas ce que j’écris! J’acceptes les goûts de chacun et que tu n’aies pas aimé la trilogie, j’en connais plusieurs qui n’ont pas aimé parce qu’ils n’aiment pas le film en tant qu’objet filmique. C’est juste que tu mets en avant le fait qu’ils n’y aient pas les codes de Batman alors qu’ils y sont. Tu n’aimes pas les films de Nolan, pas de problème! Mais le Batman de Nolan EST un Batman parce qu’il incorpore les codes à sa sauce et les manie pour en faire sa vision, qui plaît à certains et pas à d’autres, ce que je comprends tout à fait!

    « Lesquelles ?? »

    Justement de faire une ellipse de plusieurs mois pour réparer son dos et de lui faire de la grimpette. Qu’on y croit ou pas, c’est là pour faire avancer le film, comme je le dis plus haut. Et comme dans beaucoup d’autres films

    « Et comme je disais aussi : pourquoi ne pas être en droit d’attendre les deux ?? »

    Et pourquoi pas?

    • Mr Honey Bunny on 20 août 12, 6:56

      « « Et comme je disais aussi : pourquoi ne pas être en droit d’attendre les deux ?? »

      Et pourquoi pas? »

      … Oui, tu as raison, pourquoi ne pas faire moins bien lorsqu’on peut ! :-D

      Là, je comprend totalement ta logique et pourquoi tu as aimé. lol

  35. Cable on 20 août 12, 8:07

    Waaaah ! On a le palmarès du commentaire au kilomètre !

    @ Cronos : tu te casses la tête pour rien, Bunny est borné et il ne démordra pas de son avis sur la trilogie de Nolan. ^^
    Je le rejoins un peu d’ailleurs sur la forme car, pour moi, Tim Burton avait une vision plus juste de Batman, à l’époque, que Nolan. Batman c’est carnavalesque, ce ne doit pas être un film d’action ou Jason Statham ou Bruce Willis pourraient largement tenir le premier rôle sans porter de costume ! Même la version Miller ou, plus récemment, celle de Grant Morrisson n’ont jamais tourné le dos au côté cirque absurde et morbide du Chevalier Noir ! Il manquait ce grain de folie dans les films de Nolan (hormis peut-être dans le 2e).
    Personnellement, j’aurai aimé une ambiance similaire à celle des jeux Arkham Asylum et Arkham City… là on aurait eu un vrai Batman !

    • Mr Honey Bunny on 20 août 12, 3:59

      @Cable

      « tu te casses la tête pour rien, Bunny est borné et il ne démordra pas de son avis sur la trilogie de Nolan. ^^… Personnellement, j’aurai aimé une ambiance similaire à celle des jeux Arkham Asylum et Arkham City… là on aurait eu un vrai Batman ! »

      Ah bah ! Bunny il est borné… Mais au final tu es bien du même avis ! :P

  36. Cronos on 20 août 12, 9:01

    « Oui, tu as raison, pourquoi ne pas faire moins bien lorsqu’on peut !
    Là, je comprend totalement ta logique et pourquoi tu as aimé. lol »

    Je te renvoie le compliment, très cher!

    Bon, je crois qu’on va arrêter les frais et clore cette discussion animée qui de toute évidence continuera à tourner en rond, vu que chacun d’entre nous voudra avoir le dernier mot. Il est plus sage d’arrêter les frais avant qu’on en arrive à des choses qui sortiront complètement du sujet. On a chacun notre avis, l’un n’est pas plus parole d’évangile que l’autre, et on a probablement des choses plus intéressantes à faire.

    En tout cas, merci pour ce débat épicée et bonne continuation!

    • Mr Honey Bunny on 20 août 12, 4:00

      « En tout cas, merci pour ce débat épicée et bonne continuation! »

      De rien, et merci ! ;-)

  37. madedd on 20 août 12, 2:00

    Je pense que vous vous êtes embrouillé un peu dans ces histoires de codes de l’univers de Batman.
    Je vais donner mon avis sur la vision de Batman et ce qu’est Batman. Je ne chercherais pas à critiquer TDKR, Begins et TDK m’ont amplement suffit (pas taper).
    Personnellement je suis plutôt de l’avis de Bunny sur les codes et compagnies. J’ai néanmoins l’impression que Cronos et autre estiment que les codes sont présent, Bunny non, parce que mal traité (ou maltraité c’est comme on veut).
    Le problème de la vision de Nolan selon moi, c’est qu’en plus d’être impersonnelle, il fait l’erreur de diminuer Batman. Un élément clé de Batman c’est qu’il est capable de quasiment tout faire tout seul. Il enquête, se bat, maîtrise la chimie, la criminologie, la psychologie, il résiste au lavage de cerveau, etc… Dans les films de Nolan, Batman se contente presque de n’être qu’un exécutant. Il applique ce qu’on lui a appris, utilise les outils de Fox. Alors oui c’est peut être plus réaliste (et encore j’ai des doutes a ce sujet), mais il faut comprendre que c’est pas ce qu’on demande a Batman. Dans un monde réaliste le premier profiler comprendra rapidement qui est Batman et le fera arrêter.
    J’ai beaucoup vu citer les Year One et autre Long Halloween parce qu’on les retrouve dans les Begins et TDK. Oui c’est vrai, Nolan a repris certains éléments de ces arc et parfois des scènes entières mais elles sont vachement amoindris par l’absence d’identité visuel MARQUANTE. Il ne suffit pas d’un filtre bleu, d’un plan en hélico d’un toit avec un mec portant une cape et des oreilles pointus.

    Comme Bunny l’a dit, les codes de Batman quelque soit la version (40′s, 60′s, miller, BTAS, Burton voir même Schumacher) c’est surtout de l’iconographie. Il ne s’agit pas de mettre un grand acteur dans le rôle d’Alfred, Lucius Fox, de mettre des cicatrices à Ledger et un tank peint en noir pour dire « ouais c’est bon les gars, les codes sont là, maintenant on raconte ce qu’on veut ». L’univers de Batman est étrange, bizarre. C’est l’identité graphique de l’univers de Batman qui fait sa force et pas simplement sa quête de Justice.

    Le Batman de Nolan est un héros de film d’action, de polar, voir de film catastrophe mais malgré tout ses efforts et ces coups de marteau pour nous expliquer le concept de super héros, il oublie d’en être un.

    Ah et une petite question avant de partir: depuis quand Batman est censé être un anti héros? Nan parce que j’ai lu ça dans deux, trois commentaires ici (ou ailleurs) et c’est un truc que je comprend pas. John Constantine ok, mais Batman…

    • Mr Honey Bunny on 20 août 12, 4:21

      « Le problème de la vision de Nolan selon moi, c’est qu’en plus d’être impersonnelle, il fait l’erreur de diminuer Batman. »

      Exactement ! Il « l’humanise » en s’intéressant au final plus à Bruce Wayne, ce qui du coup fait de Batman quelqu’un qui est plus un « héros », qu’un « super héros ». Ça manque de démesure, car quoi qu’on veuille, les Super Héros, c’est aussi ça !

      Après, on va me dire : « Oui mais le coup du puits… ». Et Justement, le fait de rendre Batman « humain », pour ensuite faire ça, c’est pour moi totalement pas Batman. La dimension messianique n’a rien à faire là, on perd totalement le coté Street Level Character.

      « Nolan a repris certains éléments de ces arc et parfois des scènes entières mais elles sont vachement amoindris par l’absence d’identité visuel MARQUANTE. »

      TOTALEMENT !

      « Comme Bunny l’a dit, les codes de Batman quelque soit la version (40?s, 60?s, miller, BTAS, Burton voir même Schumacher) c’est surtout de l’iconographie… C’est l’identité graphique de l’univers de Batman qui fait sa force et pas simplement sa quête de Justice. »

      Comme je plussoie !!

      D’ailleurs, exemple : tu vas dans une convention, tu demandes à n’importe quel artiste de te dessiner Batman, tu as, allez, 90% de chance si ce n’est plus qu’il le fasse poser sur une gargouille !

      C’est con, mais s’il y a bien une idée, un code indélébile pour commencer, c’est celui là !

      Idem pour les statuettes ! etc.

      Il y a une patte graphique très forte dans Batman, totalement absente dans la trilogie de Nolan.

      « Ah et une petite question avant de partir: depuis quand Batman est censé être un anti héros? »

      Mais il y a aussi ce coté qui sonne faux dans la trilogie de Nolan : Batman se retrouve encore plus traqué par la police que Spider-Man !

      Un comble…

      Alors même que dans les comics actuels, lorsque Bruce décide de construire sa propre armée de Batmen, là, la police semble être en vacances, personne ne bronche !!

      Incroyable.

      Au contraire, chez Nolan, Batman se flagelle à la limite du sadomasochisme :

      « Allez ! Traquez moi ! Poursuivez moi ! Faites moi mal !… Oh oui c’est bon ! » :-D

  38. razoo on 01 octobre 12, 8:43

    Salut Honey bunny, je viens de lire ton article qui selon moi est vachement bien ecrit et rejoint en plusieurs points ma vision du dernier Nolan.
    Cependant, en le lisant, j’ai eu l’impression que tu t’attachais davantage a l’ambiance dans laquelle evolue batman (tu parles de gotham, des visuels) qu’au personnage lui-meme.

    De plus tu dedie ton premier paragraphe a definir ta vision personnelle de Batman (street level character, surrealiste, un grain de folie, super-heros, etc…) alors que cette vision-la semble avoir evolue au cours de ces dernieres decennies, et justement depuis ce qu’a fait frank miller. Je ne pense etonner personne en avancant que Year One est l’une des (si ce n’est la) reference des comics Batman. L’auteur qu’est Miller, bien qu’il n’ait ecrit que 0,5% des avantures Batman comme j’ai pu le lire dans les commentaires, s’est interesse a ce qui etait la nature meme de Batman et plus precisement de Bruce Wayne et a grandement contribue tant a (re)definir le personnage en l’inscrivant dans un contexte realiste, en repensant ses motivations, qu’a influencer de nombreux auteurs par la suite qui le prendront comme reference (les collaborations entre Loeb et Sale, plus recemment Snyder et Capullo sans parler du cineaste Nolan).

    Alors oui, je me demande si ton point de vue ne se bornerait pas a un aspect strictement visuel, malgre des arguments bien ecrits et bien penses sur le dernier film.
    Nolan a fait son Batman, c’est vrai.
    Mais ne serait-il pas dommage de s’en tenir a ce qui a deja ete fait, sans innover et enrichir le personnage?
    Pour moi, Batman se reinvente au fil des annees. Tres recemment, Nolan a ajoute sa touche personnelle. Et j’aimerais terminer en te repondant : This is Batman

  39. Florent on 01 octobre 12, 10:14

    Un article super. Si je n’étais pas extrêmement occupé j’aurais certainement écrit quelque chose de très similaire. Tous les arguments sont là, inutile de les répéter. Toutes les personne qui connaissent la nature de Batman, qui ont lu les classique et vu les classique ne peuvent raisonnablement pas penser que celui de Nolan est un vrai Batman.
    J’aime l’innovation, le fait de ré-inventer, même changer parfois (Comme Smallville par exemple) mais quelques soient les changements qu’on fait on se DOIT, et je pense que c’est le devoir de tout artiste qui « utilise » un icône tel que Batman, d’être fidèle, de RESPECTER le personnage et son essence. Le simple fait que Bruce finnisse sur une terrace avec Selina, loin de Gotham qu’il aura laissé entre les mains de Gordon Levitt… Non, il ne s’agit pas de réinventer le personnage, il a été altéré et c’est une chose tout à fait différente. Je suis a 200% d’accord : This is definitely not Batman.
    C’était un film excellent, mais un très mauvais Batman.

  40. Raiden on 06 janvier 13, 12:04

    Bel article, très élaboré et bien étayé.

    Mais pour moi DKR est…un bon Batman!
    Au de la de la folie qu’on doit retrouver, Nolan capte l’essence meme du personnage: Le Syndrome « Batman »

    Celui de vouloir sauver tout le monde, tout le temps.
    Hors pour Spider-Man au un Superman, ça se comprend, mais un Batman? qu’a t-il de plus?
    Rien.si ça n’est une certain mégalomanie, celle de se croire seul capable e venir a bout de la situation au lieu de mettre ses moyens et qualité de detective au service des force de l’ordre, par exemple.

    Tout ça, moi je le retrouve ici!

    Après, sur le point des costume, oui je suis d’accordd…Mais!
    Le film a toujours voulu être encré dans un certain réalisme.
    La trilogie a été vendu comme ça dès le début.
    Difficile de venir critiquer ce point après le 3eme film

    Le vrai point noir du film selon moi sera juste le twist final (pourtant eventé avant la sortie du film) et surtout le rôle final de Bane, Méchant implacable jusqu’au boutiste, reduit à l’etat de chien-chien a Thalia.

  41. Loixutre on 09 janvier 13, 12:39

    Salut

    Je ne reviendrai pas sur l’article et les différentes critiques qui lui ont été apportés car c’est a mon avis une question de gout et de couleur, de point de vue quoi. Il est donc très difficile (voire impossible) de faire changer d’avis quelqu’un.
    Je voudrais simplement poser une question : tout au long l’article et dans les commentaires il est dit et répété que Batman s’est construit une mythologie, un univers au travers des différentes interprétations et envies des écrivains et cinéastes pendant plus de 70 ans, alors pourquoi ne pas accepter la version de Nolan comme une nouvelle évolution qui apporte un quelque chose en plus au personnage de Batman plutôt que de devoir absolument reprendre tout les éléments qui ont fait de lui ce qu’il était (ce qui, je pense, est impossible a faire en juste 3 films) comme si cette trilogie devait être une conclusion, un point final au personnage de Batman ?

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