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Avengers 3: Review!

Ecrit par Toine Reynolds le 10 février 2013 • 3 Commentaires    

Troisième et dernier chapitre du premier arc de Jonathan Hickman, Avengers 3 est un chapitre dans la continuité des deux premiers, dans la continuité de ce que fait l'auteur, mais pas seulement. Retour sur ce dernier volet, dessiné par Jerome Opeña, et fin des aventures martiennes pour nos héros...

Fiche TechniqueAvengers 3 Thor

Scénario de Jonathan Hickman

Dessiné par Jerome Opeña

Sorti le 23 janvier 2013

Publié par Marvel

Prix: $3.99

Retour en arrière. Après une cuisante défaite face à un ennemi apparemment invincible, Captain America décide de monter une nouvelle équipe d'Avengers, et de se rendre sur Mars pour la tester. On assiste donc à une démonstration de force de la nouvelle équipe, et force est de constater que cette nouvelle version n'a rien à voir avec les différentes équipes précédentes; loin des héros "urbains" de Bendis (Luke Cage, Iron Fist, Spider-Man), l'équipe d'Hickman ne joue pas dans la même cour: on est ici dans le cosmique pur et dur: Smasher, Captain Universe, ou même Hyperion ont une puissance démesurée. Hyperion arrivera même à maîtriser un personnage qu'on n'avait pas vu humilié comme ça depuis des années, c'est un plaisir. Clairement, les Avengers d'Hickman sont des personnages surpuissants, mais qu'on verra bien vite face à des menaces plus grandes que d'habitude (parce que bon, les ninjas ou Osborn, ça va bien un temps..).

Avengers V5 003-Zone-017 Là où Hickman est très bon, c'est quand il arrive à faire parler chacun des personnages de son équipe au moins une fois. Il voit grand, la vingtaine de membres n'est pas facile à gérer, mais chacun d'entre eux est bien présent dans le numéro, souvent dans des dialogues bien plus énergiques que dans les numéros précédents. Certains personnages sont parfaitement caractérisés, et cet épisode fait la part belle à Thor, qui est enfin montré comme un Dieu, et non plus un grand hippie blond: majestueux, puissant, il renvoie directement à la série de Jason Aaron, un personnage redevenu divin. Pour d'autres cependant, on aura l'impression d'arriver en plein milieu d'un chapitre bien plus tardif d'une saga: Hyperion, Smasher, ou Captain Universe sont des énigmes, des personnages inconnus sur lesquels nous n'aurons aucune réponse dans ce numéro. Certains aimeront, d'autres pourront voir le style typique d'Hickman, étaler au maximum ses sagas pour apporter des révélations tardives, comme un problème.

C'est surtout un problème de rythme qui entache la lecture de ce numéro. Non seulement on sait que les origines de nos nouveaux personnages seront contées plus tard (ce qui en soi n'est pas un problème si on adhère à la méthode), mais on a l'impression que les arcs en trois chapitres imposés à Hickman (par qui?) lui conviennent mal. Ce chapitre, bien que très bien écrit, se lit trop rapidement. Sur la très longue saga parue dans FF, puis Fantastic Four, Hickman arrivait à conter une histoire complexe, vaste, mais étonnamment gratifiante pour son lecteur quand elle arrivait à la résolution magistrale de Fantastic Four 600. Ici, non pas que l'histoire soit trop rapide, elle laisse juste un arrière goût de "trop peu": on en voudrait plus, surtout qu'amener la menace et l'équipe en seulement trois numéros, c'est finalement très rapide. Je ne ferai pas de comparaison avec l'ère Bendis, car Hickman se démarque totalement de son prédécesseur. Il n'empêche que c'est un peu rapide, l'histoire se finit trop vite.

J'avais dit beaucoup de bien d'Opeña sur les précédents numéros, mais son dessin a légèrement changé ici. Au premier abord, certaines pages semblent plus simplistes; pas "bâclées", mais assez éloignées du niveau de détail du premier numéro par exemple. Finalement, la colorisation du numéro, ainsi que certaines cases vraiment sublimes (son Thor est tout bonnement ahurissant, même Rebic sur la série Thor ne fait pas mieux) font de ce numéro celui que je préférerais sur les trois. Moins froid, moins figé, ce numéro a certaines des plus belles scènes d'action de ces derniers mois. On regrettera le départ du dessinateur de la série, dont le retour n'est pas encore annoncé.

Fin du premier arc des Avengers d'Hickman, et pari réussi. Son style pourra séduire facilement les déçus de Bendis, comme il pourra en rebuter d'autres. L'auteur livre une saga complexe, bien plus risquée que ce à quoi on pouvait s'attendre de la part de Marvel. Laisser un auteur comme Hickman, loin de livrer des comics pop-corn, sur une série aussi populaire était une idée périlleuse. Mais la combinaison de dessins tout bonnement ahurissants, ainsi que d'un auteur qui fait ce qu'il aime font de ce titre un des indispensables de Marvel NOW.

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3 Comments

  1. Robert Reynolds via Facebook on 11 février 13, 12:04

    N’hésitez pas à venir donner votre avis, à m’insulter si vous voulez même !

  2. Jeff Breitenbach via Facebook on 11 février 13, 12:07

    Oui, insultez-le, il est masochiste !

  3. Robert Reynolds via Facebook on 11 février 13, 12:13

    C’est d’ailleurs le seul et unique critère d’admissibilité dans l’équipe. Savoir maîtriser WordPress en fait partie.

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