Hero Corp – Les origines : Pinage !!!
L'apparente annulation de la série télévisée Hero Corp laissait penser que nous n'aurions jamais de réponses à nos questions. De plus, la fin de la saison 2 se terminait sur un cliffhanger intriguant sur les origines de John (Simon Astier). Fort heureusement, la franchise est repartie de plus belle avec l'annonce d'une saison 3, dont le tournage a débuté ce mois-ci. En attendant la diffusion des nouveaux épisodes, je vous propose de revenir sur le premier tome de la bande dessinée.
FICHE TECHNIQUE
Parution : 23 janvier 2013
Scénario : Simon Astier
Dessin : Marco Failla
Couleur : Olivier Heban
Couverture : Olivier Peru
Éditeur : Soleil
Prix : 17,95€
SYNOPSIS
Histoire : Montréal 1983.
Cela fait la Une de tous les journaux. Captain Québec, le héros national, a été arrêté ! Des émeutes se répandent comme une traînée de poudre. La ville va tomber, puis ce sera au tour du pays, ce n’est qu’une question de jours.
Le terrifiant The Lord rallie les laissés pour compte, les malfrats, et maintenant les super-héros déçus par le système et pervertis par l’argent facile.
Les dernières ligues de héros encore intègres doivent oublier leurs rivalités et s’unir pour combattre. C’est à l’armée à qui revient le rôle d’arbitre, elle veut fonder Hero Corp, une agence gouvernementale au service des citoyens. Quel sera le prix à payer pour un projet de cette envergure ? Qui croit encore que la paix est possible ?
Tapie dans l’ombre, une créature à la puissance dévastatrice observe la fin d’une ère. Elle attend son heure. Ses disciples sont prêts.
CRITIQUE
Dès la première page, il n'y a pas de doute possible, nous sommes dans l'univers d'Hero Corp avec son humour ironique et familier. Pourtant, il ne faut pas croire que Simon Astier se contente de recycler les codes de sa série. C'est loin d'être le cas, et la couverture d'Olivier Peru le prouve d'entrée de jeu. Bien qu'une certaine légèreté soit maintenue, l'histoire est beaucoup plus sérieuse que dans les deux premières saisons, qui s'assombrissaient déjà au fil de leur évolution. Tout reste évidemment relatif, puisque même dans les moments dramatiques, le scénariste parvient à nous donner le sourire, ne serait-ce que par les pitreries de Captain Canada, dont les dessins en bonus lui rendent joliment hommage. Concernant la fin de l'album, il y a également des croquis d'Olivier Peru et un QR Code pour un contenu secret.
Cependant, ce qui est le plus intéressant à mon sens, ce sont les prémices du projet qu'on y trouve. Sachez qu'une première monture avait été envisagée avec Jean-Luc Istin, Stéphane Créty, Julien Hugonnard-Bert et Elodie Jacquemoire. C'est une bonne idée d'avoir inclut quelques pages pour nous donner une idée de ce à quoi aurait pu ressembler l'ouvrage. A première vue, le résultat était plus proche de la série télévisée, à savoir plus réaliste et plus humoristique. En d'autres mots, cette version semblait prometteuse en dehors des couleurs trop sombres à mon goût.
Pour Marco Failla, l'artiste fut sans doute choisi pour son approche davantage marquée par les comics. La composition de ses planches est très dynamique, et cet aspect est renforcé par les nuances utilisées par Olivier Héban. Il y a certes une perte de ressemblance avec les acteurs, mais il ne faut pas oublier que le récit se déroule une trentaine d'années avant la saison 1. Le design de certains personnages peut aussi surprendre. En même temps, il aurait été dommage pour Simon Astier de ne pas laisser libre cours à son imagination grâce aux possibilités offertes par le neuvième art, qui ne nécessite pas un quelconque budget d'effets spéciaux.
Au niveau du scénario, les fans seront aux anges, car de nombreuses interrogations sont résolues. Ce premier volume réussit à rassembler toutes les pièces du puzzle disséminées dans les épisodes pour créer le background d'Hero Corp. C'est là que l'on s'aperçoit de la qualité d'écriture du créateur, qui donne l'impression de ne rien avoir laissé au hasard. Cerise sur le gâteau, il entretient notre intérêt à l'aide d'autres énigmes qui, je l'espère, seront abordées dans la saison à venir.
CONCLUSION
Hero Corp - Les origines fera le bonheur des aficionados, et les amateurs de comics devraient y trouver leur compte. Néanmoins, ces derniers risquent d'être perdus au début avec la succession de protagonistes et en ne saisissant pas toute l'importance des révélations faites. En tout cas, les auteurs utilisent intelligemment les codes de la bande dessinée américaine, que ce soit dans les thématiques, les dessins ou le format similaire à celui utilisé par des éditeurs tels que Delcourt. Par contre, il est dommage que le prix soit assez élevé, ce qui n'empêchera pas d'attendre patiemment la suite.









j’ai été très surpris par le dessin qui est vraiment très bien entre franco-belge et comics, et ça le fait, maintenant il faudrait que je lise!
C’est vrai, ça a l’air pas mal!