Quand Picsou se refait une jeunesse…
En ce jour de joie du 5 décembre 2012, Glénat a enfin sorti son premier volume de l'intégrale Don Rosa avec La Jeunesse de Picsou (Première partie). Dans ce tome, vous trouverez les 12 épisodes originaux de la mini-série ayant remporté l'Eisner Award de la meilleure série à suivre en 1995. Les épisodes bis, ter et quarter seront regroupés dans le deuxième tome (la collection en comptera 7). Nous ne vous ferons pas ici une véritable critique de l'histoire, tout d'abord parce que nous l'avons déjà fait en détails dans ce podcast, et ensuite parce qu'il est inconcevable que vous puissiez hésiter à acquérir La Jeunesse de Picsou ! En effet, cette édition par Glénat est la première "version librairie" d'une saga qui n'avait été publiée jusque là que dans des Picsou Magazine et Super Picsou Géant. Sachez juste que cette histoire est sublime. Don Rosa a un trait incroyable et réussit l'exploit de réunir tous les éléments que Carl Barks avait semé sur la jeunesse du personnage en une saga qui réunit aventure, humour, histoire d'amour, Histoire, et j'en passe ! La Jeunesse de Picsou est donc un incontournable ! (Vous l'aurez compris !)
Cet article vise donc à comparer cette nouvelle édition avec l'édition Picsou Magazine Hors Série #1 de 1998, jugée par les fans comme la meilleure édition jusqu'à ce jour.
Le Format

On le savait, Glénat reprend le format de l'intégrale Carl Barks. Certes, la bibliothèque est ainsi homogène, mais les dessins de Don Rosa en pâtissent. En effet, pour ce maître du détail, le rapetissement des planches fait défaut et l'impression d’immensité que l'on peut ressentir quand Balthazar entre dans le château des McPicsou pour la première fois n'est plus. Comme quoi, la taille, ça compte finalement... Le plus ridicule étant certainement que Glénat a voulu bien faire les choses et proposer la solution au jeu des D.U.C.K (Don Rosa cache le mot DUCK dans ses couvertures et quelques cases en intégrant les lettres au décor). Le problème est que les couvertures sont encore plus petites que les planches et que les lettres parfois ont la taille de points ! Il est parfaitement impossible pour un néophyte de les trouver, et même pour moi qui les connais presque par cœur, j'ai la plus grande difficulté à les voir. Et même si d'autres DUCK restent parfaitement trouvables, le problème posé par les dimensions des images demeure.

Ici, il fallait trouver le DUCK en haut de la cheminée gauche du bateau. (Donc à droite de l'image, mais de toute façon, vous ne le verrez pas...)
En revanche, le papier est de très bonne qualité, le livre est agréable à tenir en main (et pratique malgré son épaisseur) et la maquette est très bien travaillée avec un dos prévu pour faire une frise quand on a toute la collection, une marge permettant de ne pas perdre de l'image dans la reliure, une mise en page des contenus additionnels belle et agréable à lire (les textes sont justifiés, les typographies et illustrations sont réfléchies). Enfin, mention spéciale pour le filin-marque page ! C'est tout bête, mais ce genre d'attention sur un ouvrage qui parle de la fin du 19° siècle, ça fait un peu "vieux livre" et ça fait plaisir.
La Colorisation
Attaquons là où ça va vraiment faire mal ! Au premier abord, on pourrait penser que Glénat a repris la colorisation de 1998, comme l'aperçu semblait l'indiquer sur leur site officiel. Concrètement, les couleurs sont similaires, mais il y a des changements mineurs (les couleurs des vêtements) et des changements majeurs. On fait le tour des choses les plus marquantes que j'ai pu noter en feuilletant le livre.
Quand le jeune Balthazar cire les bottes de Burt le cantonnier, il y a une erreur et ses bottes sont de couleur chair. A l'origine, ces bottes sont en cuir, et mine de rien, le fait que ce soit du cuir a quand même une certaine valeur symbolique (un matériau qui se travaille et qui coûte cher pour la classe populaire). Mais Burt retrouve ses bottes en cuir dans la case suivante... Plus embêtant, le texte n'est pas le bon. Je n'ai pas retrouvé à quel moment Picsou parlait d'être le plus malin tout en restant honnête et droit, mais ce n'est certainement pas ici. Notons au passage que Glénat a fait le choix de garder en anglais presque tous les mots appartenant au décor et que les non-anglophones devront deviner qu'une marre bleue avec un panneau "Quicksand" est en fait une marre de sables mouvant.
Même page: la moitié du bec de Balthazar n'est pas colorisée de la bonne couleur (je chipote un peu, j'avoue...)
Mais passons à ce qui ne relève pas d'erreurs, mais à une volonté artistique (ou éditoriale): les couleurs de cette édition sont bien plus réalistes que ce à quoi nous étions habitués. Cela se voit particulièrement pour le chapitre 8, qui se déroule au Yukon. Je tiens à préciser qu'il s'agit de l'époque de la Jeunesse que je préfère. Enfant, les couleurs du Yukon m'avaient vraiment impressionné dans l'édition de 1998. Alors forcément, si je comprends très bien que les couleurs de Glénat sont bien plus réalistes et sans doute plus appropriées au récit, je reste nostalgique des paysages tels qu'ils étaient dans Picsou Magazine et cette nouvelle colorisation me fait une impression de tristesse à cause d'une dominante de marron.
Le Yukon va d'ailleurs nous permettre de faire une transition dans cette partie sur la colorisation. Outre les couleurs réalistes, Glénat a fait des choix plus spéciaux: une colorisation sépia pour faire "vieux journal" lors d'un faux événement historique et l'effet de crépuscule voulu fait que l'on perd du détail et nous fait tomber dans le pathos lors d'une scène particulièrement touchante (voir le lien SPOILER).
Cliquez ici pour afficher une comparaison SPOILER »

De même, ce souci de réalisme retire un peu de magie à une scène où trop de boue tue la boue...
En revanche, niveau réalisme, on pourra être surpris par les peintures rupestres. En effet, alors qu'elles étaient simplement noircies dans la version de 1998, elles sont de couleurs éclatantes avec Glénat. Mais il est à noter que les conditions de conservation théoriques de ces peintures auraient pour effet de conserver les couleurs. C'est donc un point positif de cette colorisation.
Enfin, le choix de ne coloriser que les personnage importants de certaines cases et d'utiliser un monochrome pour tout le reste (alors que le second plan fourmille de gags) n'est pas des plus plaisants quand on a connu ces cases entièrement colorisées avec les gags d'arrière-plan mis en valeur. On ne le trouve que rarement, mais ça reste dommage.
Les Contenus additionnels
L'édition de Glénat apporte néanmoins un point très positif: de nombreux contenus additionnels de grande qualité viennent enrichir la lecture de l’œuvre. Don Rosa (himself !) revient après chaque épisode sur ce qu'il a voulu faire, sur ce qui était prévu, sur les éléments cachés ou encore sur ses techniques de travail ! C'est diablement intéressant et en fait oublier les désagréments de la colorisation. De même, chaque épisode est précédé d'une fiche technique recensant toutes les publications de l'épisode en question. Toutes les couvertures originales sont présentes et la solution pour trouver les mots D.U.C.K. cachés est donnée en fin de livre. L'arbre généalogique de la famille Picsou/Duck est en double page et en poster détachable. Enfin, un portrait de famille des Mc Picsou termine en beauté le volume.
Conclusion
L'attente fut longue pour avoir la Jeunesse de Picsou en librairie. Cette édition n'est pas sans défaut, mais soyons honnêtes, il s'agit essentiellement d'une question de goût quant à la colorisation. Glénat propose un ouvrage de qualité au contenu riche et il est évident que nous vous recommandons très chaudement de vous procurer cette édition (et soyons fous, toute la collection à venir !).




















Très bon dossier qui mérite d’être diffusé, j’en suis presque déçu avant de le recevoir, surtout pour la fameuse scène spoiler … elle était juste parfaite, dommage d’y avoir touchée.
Bref, merci pour le comparatif, je partage !
@ Alex Szyjan : Merci. ^^ Après, j’ai vraiment l’impression de dire beaucoup de mal du livre alors que j’en suis content. La colorisation n’est pas des plus belles, mais le livre vaut vraiment le coup. On sent qu’un soin particulier a été apporté à la réalisation de l’ouvrage. Comme tous le monde, j’attendais cette édition depuis longtemps, alors forcément, le moindre petit défaut me fait tiquer… Mais je suis sûr que si l’on regardais l’édition de 1998 de près on trouverait aussi à redire.
Je viens de comparer par rapport à la colorisation des tomes VO (Boom Kids et kaboom) que je m’étais déja procuré. Et la colorisation des deux versions françaises différent pas mal de cette colorisation VO.
D’ailler le D.U.CK. en VO a trouver au chapitre 2 est sur la pipe du marin qui a disparu dans cette VF
« D’ailleur le D.U.C.K. en VO a trouver au chapitre 2 est sur la pipe du marin qui a disparu dans cette VF »
La pipe (et le D.U.C.K) était aussi dans l’édition de 1998 ! Soit Glénat a censuré, soit ils ont pris une couverture censurée par un autre éditeur. Ceci est d’autant plus étrange que l’oncle John conserve sa pipe dans les planches. õ_Ô
Tiens un autre truc qui me choc, comme je le disais sur FB, la scène poignante perd en intensité je trouve aussi, mais un autre truc, c’est le 29 francs lol 29 Francs 292 pages … maintenant regardez le prix qu’on paye huhu, là réalité me frappe en pleine gueule là huhu…
En même temps, l’édition est plus prestigieuse qu’un Super Picsou Géant…
Toutafé, mais les points que tu as soulevé me chagrine quand même, car je partage ton avis … donc là passer de 1fr = 1euro pour l’édition, c’est quand même un peu cher, mais bon, quand on aime on compte pas hein, car j’ai beau trouver ça cher, je passerai a côté de ce titre pour rien au monde !
Je crois qu’on est beaucoup à penser de même. J’ai déjà la Jeunesse de Picsou et j’ai couru l’acheter dès que mon libraire m’a prévenu l’avoir. Et même si la colo me déçoit, je suis vraiment content d’avoir ce livre !
Vu à la Fnac, colorisation vraiment morne parfois, case trop petite pour profiter des dessins de Rosa et prix beaucoup trop élevé pour un livre qui contient 100 Pages de moins que La dynastie donald Duck… Bref quelle déception, mais quelle déception.
Page 132 première case, une phrase n’est pas entière (et n’a rien à voir avec la trad de la version 1998)
Moi ce que je remarque le plus c’est les différences de traduction. Oh, je sais que les traductions tiennent souvent de l’interprétation
(j’ai vu par exemple dans l’épisode 10 : « Normal, il est très antipathique » être la traduction de « With his personality, I’m not surprised », certes la signification est proche, mais je ne peux pas considérer ça comme vraiment fidèle) mais quand même, il y a plein de cas où la phrase change totalement. Parfois c’est expliqué (l’œuf carré), souvent pas….
Il n’empêche comme beaucoup je trouve que cette édition vaut VRAIMENT le coup.
Je peux réagir sur le problème de ce que dit Picsou en cirant les bottes du cantonnier. Sa tirade des marais de Mordred est une licence du fait du traducteur par rapport à la VO qui, si je me rappelle bien, reprend cette fameuse idée d’être plus dur que les gros durs, etc.
Il s’agit là de se rapprocher de la VO. Je n’ai eu le livre entre les mains qu’une fois, assez brièvement et je n’ai pas eu le temps de voir si l’effort était soutenu partout (notamment l’épisode deux, je me souviens qu’en VO, il y avait des gags qui n’ont pas été repris dans la traduction française).
Ah si seulement le site disneycomicsfree n’avait pas fermé!
Bin non Mickael, je ne sais pas ce que tu veux dire, mais en anglais le texte correspond bien à la traduction de 1998 :
« I’ll bet this dried muck is from the morass of modred where a whole norman army once bogged down and had to crawl home barefoot »
Pour ma part je suis vraiment déçu par la traduction à certaines endroits (même quand c’est la traduction de 1998), et surtout surtout par la qualité d’impression. Beaucoup de traits sont en partie gommés par la réduction de format…
Le choix des couleurs ne me dérange pas trop. Ça chance par rapport à nos souvenirs, donc ça gêne un peu, c’est sûr. Mais ce n’est qu’une question d’habitude. Celles et ceux qui découvriront ces histoires dans l’édition de Glénat n’y verront aucun problème.
Par contre, comme tu le dis, le choix de mettre en retrait certains éléments d’arrière plan est tout à fait idiot, étant donné que c’est ce qui fait une des grandes forces des histoires de Don Rosa.
C’est bizarre, je me rappelle bien pourtant avoir lu cette phrase dans un passage où elle n’était pas en français et j’étais persuadé que c’était là. Dommage que je ne puisse pas vérifier.
C’est dans l’épisode 0 (Miss Tick remonte le temps pour voler le sou) qu’il parle d’être plus dur que les plus durs tout en restant honnête. Dernière page.
Moi qui était très interessé par une parution en version « librairie », j’ai donc lu presque tous les articles, surtout ceux de Kiwi Kid, qui traitaient de cet ouvrage quand j’ai appris que Glénat allait réediter La Jeunesse de Picsou.
J’ai bien évidemment acheté le livre le 5 décembre, sachant que je n’avais plus qu’en ma possession les 2 versions 2004 et 2005 (très décriées par les fans !), étant donné que j’ai malheureusment perdu mon édition de 1998 il y a des années (je l’ai seulement en format PDF !).
Je trouve très intéressant le fait de comparer la version réference de 1998 à celle de Glénat qui vient de sortir, mais je pense que les 2 versions ont chacune leurs qualités et leurs défaut et que nous n’obtiendrons jamais d’édition « parfaite » car chacun possède ses propres critères pour la définir.
Il me semble tout de même que l’édition Glénat 2012 est d’une grande qualité malgré ses quelques défauts (le bec de Picsou est à moitié colorisé dans l’épisode 1, il manque la pipe de l’oncle John dans l’illustration du chapitre 2, la phrase incomplète du chapitre 6 lorsque Picsou chevauche le lion pour ne citer que ça), qui sont compensés par le fait que Don Rosa ait participé à la réédition et qu’il nous livre 2-3 pages d’anecdotes pour chaque épisode.
Je pense sincèrement que si les 6 autres volumes sont de qualité identique à celui-ci, nous serions en possession d’une intégrale Don Rosa qui surpasserait tout ce que nous avons pu avoir précedemment.
Bonne lecture à tous !
PS : Savez vous à quelle fréquence les 6 autres volumes paraitront-ils ?
Merci pour vos réponses.
« j’ai donc lu presque tous les articles, surtout ceux de Kiwi Kid »
-> Tu vas me faire rougir… Continue.
« nous n’obtiendrons jamais d’édition « parfaite » »
-> Ne jamais dire « jamais », malheureux ! On n’est pas à l’abris d’une bonne surprise !
« Il me semble tout de même que l’édition Glénat 2012 est d’une grande qualité malgré ses quelques défauts »
-> ABSOLUMENT !!! Je m’attarde dans l’article sur la colorisation que je trouve très décevante (de même pour le format) mais le livre reste bien fait et les commentaires de Don Rosa sont fantastiques !
« PS : Savez vous à quelle fréquence les 6 autres volumes paraitront-ils ? »
-> Aucune info. Même les libraires ne le savent pas pour l’instant.
Je n’ai pu que feuilleter la nouvelle édition (c’est mon cadeau de noël donc il m’est pour l’instant interdit) mais de ce que j’ai pu en voir, les commentaires de Don Rosa n’ont pas été faits pour cette édition, c’est une simple traduction de ceux qu’il a écrit pour l’édition américaine de « Life and Times of Scrooge McDuck » (La Jeunesse de Picsou).
Dans le prochain ils seront donc toujours présents, dans les autres volumes qui ne reprendront pas la Jeunesse de Picsou par contre, il est possible qu’il n’y ait plus d’anecdotes ou de commentaires de Don Rosa car une intégrale de l’oeuvre de ce génial artiste n’existe pas aux Etats-Unis. Peut-être Glénat reprendra-t-il ceux (s’ils existent) de la superbe intégrale allemande ( http://www.ehapa-shop.de/product/3022-don-rosa-collection/ ) ou des nouveaux tout beaux exclusifs à cette édition, on peut rêver ^^
Il est vrai que cette intégrale allemande semble de très bonne qualité.
Voici une vidéo qui montre le coffret des 3 premiers ouvrages.
http://www.youtube.com/watch?v=OkCKmI_NLQo
Par contre, on voit clairement dans cette vidéo que la Jeunesse de Picsou n’a pas fait l’objet d’ouvrages séparés, ils figurent dans le même livre que certaines autres histoires de Don Rosa.
On peut également observer que, à l’inverse de notre intégrale Glénat française, l’épisode 0 de la Jeunesse précède les épisodes originaux, ce qui signifie très probablement que les éditeurs allemends ont chosi de ne pas séparer les 12 épisodes originaux et les épidodes 0, bis ou ter.
Pour finir, cette intégrale allemande publiée chez Egmont semble receler de plus nombreux « bonus » et contenus que l’intégrale Glénat, d’après ce que l’on peut voir sur cette vidéo.
J’ai également été très déçu par cette nouvelle colorisation de la jeunesse de Picsou, qui ne rend pas hommage au travail méticuleux et détaillé de Don Rosa. Alors certes, le passage de 4.50 € en 98 à 28 € aujourd’hui peut s’expliquer par la crise, la qualité de la couverture et les explications de l’auteur himself, mais on passe également de 15 chapitres à 12…
Après, il est évident que l’on peut toujours retrouver quelque chose à redire, quelque soit la version. Je rejoins l’avis de certains avec les traductions françaises parfois très éloignées de la version originale. Par exemple, dans le chapitre 3 où Picsou saute sur le squelette de dinosaure devant Roosevelt, on passe de « what if it had only been playing possum all the time ! then you’d thank me ! » (traduction: « et s’il faisait semblant d’être mort depuis tout ce temps ?là, vous me remercierez ») à « c’est ça ! moquez vous ! ». Et il en va de de même pour la réponse du futur président, dont le « it’s called a duck-billed dinosaur » (c’est un dinosaure à bec de canard) n’a même pas été traduit.
Par contre, ce que je n’aime vraiment pas lire, ce sont les fautes énormes, comme dans le chapitre 2 où John Picsou montre à son neveu une carte des états unis, et qui s’avère complètement fausse dans les versions françaises (noms des états inversés, une mer là où il n’y en a pas…).
Personnellement, je suis en train de me créer depuis plusieurs mois ma version idéale de la jeunesse de picsou, notamment en reprenant les planches italiennes, dont les couleurs sont sublimes et beaucoup plus travaillées que la version de 98 (regardez les scans qui circulent sur la toile, et vous verrez la différence, surtout des chapitres 1 à 7). En y ajoutant la traduction la plus proche de la version originale, afin de conserver toutes les pépites des dialogues, c’est peut être l’unique solution pour avoir SA version parfaite. ^^
Le tome 2 en juin.
Et pourquoi ne pas comparer avec l’édition de 2004 ? D’après ce que je peux voir, la colorisation de toutes les pages Glénat présentées dans ce post y est presque identique ! (Sauf pour les vêtements.) Si bien que je me demande si la colorisation est vraiment nouvelle…
Je n’ai pas comparée avec l’édition de 2004, tout simplement parce que je ne l’ai pas ! ^^ »