jump to example.com jump to example.com jump to example.com

Comic Story #27 – Duck Amuck

Ecrit par Syc le 25 novembre 2012 • 0 Commentaire    

J'ai voulu rester dans l'idée du numéro de la semaine dernière et poursuivre le discours sur les meilleurs cartoons de tout les temps. Et ce au moins jusqu'au prochain numéro où j'aborderai un "short" un peu plus proche de ce qui nous préoccupe d'ordinaire puisque nous parlerons de Superman.

Le #1 de cette liste est peut-être aussi l'un des plus connu, du moins dans la "filmographie" de Bugs Bunny. Il s'agit de What's Opera, Doc ?, considéré comme le chef d'oeuvre de Chuck Jones, son réalisateur. Parodie des opéras du XIXe siècle, c'est un épisode notable car il s'agit de l'un des seuls épisodes (ils sont trois en tout) où Bugs Bunny est défait par Elmer. Ce n'est toutefois pas de celui-ci que nous allons parler mais du numéro 2 sur la liste : Duck Amuck.

Oeuvre de Chuck Jones également, ce "short" mériterait autant, à mon sens, la première place de part son inventivité qui dépasse de bien loin le seul cadre du cartoon. Intitulé en français Farce au canard, ce cartoon écrite par Michael Maltese est sortie en 1953 et à marqué de manière profonde l'histoire du cartoon.

Duck Amuck (1953)

Je ne vais pas vous faire une description scène après scène de l'épisode que vous pouvez visionner ci-dessus mais comme vous le voyez, l'histoire commence de manière bien classique pour très vite s'en détaché alors que Daffy interpelle le réalisateur/dessinateur.

Dès lors, tout ce qui est en jeu derrière cette suite de gags et de méchanceté dirigé vers Daffy par, on ne l'apprend qu'à le fin, Bugs Bunny, c'est de démontrer qu'un personnage peut posséder une personnalité propre qui ne dépendrait pas de leur apparence (d'où la transformation de Daffy en sorte de monstre et la multiplicité des costume), de leur environnement (ce qui explique la multiplicité, l'absence et la disparition des décors) et même de leur voix (d'où la disparition et le remplacement de celle-ci par des sons divers). Quel personnage plus à propos que Daffy Duck pour cela puisqu'il s'agit tout de même de l'un des personnages au caractère le plus reconnaissable et marqué d'entre tous.

Il s'agit en effet, de montrer que Daffy est un personnage unique, à la personnalité unique, le dédoublement de son personnage est là pour cela. Il s'en suit une confrontation sans véritable sens puisque Daffy se retrouve par terre seul et simplement fidèle à lui-même.

Au delà de cela, il s'agit également de montrer que le personnage est une création sur lequel l'animateur n'a pas tout les pouvoirs car contrairement ce que laisse penser la débauche de moyens mis en oeuvre pour déstabiliser Daffy, il reste qui il est. Raison pour laquelle au final c'est Bugs que l'on découvre derrière la table de travail et non le dessinateur véritable. Pourquoi ? Selon Chuck Jones, il s'agit là seulement d'un besoin comique, il faut une chute. Certes, c'est un cartoon après tout. Pourtant en faisant cela, il laisse aussi l'opportunité au spectateur de comprendre tout ce qui viens de se passer en lui donnant une fin acceptable.

Qui mieux que Bugs pour torturer ainsi Daffy ? Certainement pas le créateur. A aucun moment, en voyant Bugs se révéler au final, il n'est soulevé la possibilité que le créateur puisse être cette personne vicieuse envers l'une de ces créatures. C'est encore plus donner forme à la personnalité de Daffy. Car si sa personnalité est réelle en dehors de tout autre chose, ça faite de lui un être à part entière envers qui l'on peut éprouver de l'empathie. Dès lors, si c'est Chuck Jones qui était apparu à l'écran comme manipulant Daffy, la conclusion qui s'offrait à nous était qu'au final Daffy n'est qu'une simple créature, qu'une marionnette qui n'agit que grâce au bon vouloir de son machiniste. En y plaçant Bunny, on éprouve une forme d'empathie pour lui et en même temps on rigole parce que l'on se dit : "Mais bien sûr ! Qui d'autre que Bugs Bunny ??!!"

Réagir à l'article

*